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 rp des anciens temps [Ikariam]

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Yotenka
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Yotenka

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MessageSujet: rp des anciens temps [Ikariam]   rp des anciens temps [Ikariam] Icon_minitimeSam 29 Sep - 18:41

Yulena:






Si seulement j’avais pu mourir.

Si seulement ce jour funeste entre tous j'avais pu mourir.
Romains, pourquoi avoir pris tout ce qui faisait de moi
un homme ? Pourquoi m'avoir arraché à ma terre, à mes frères, à ma
famille ? J'ai vu les flammes ravager mon village, j’ai vu mourir les
miens, transpercé par vos lances, alors que je savais à peine marcher.
Je vous ai vu les souiller et les torturer à plus soif. Savez-vous avec
quelle haine vous avez nourri mon cœur ? J'ai vu tomber mes compagnons,
ceux-là même avec qui j'avais juré de combattre pour l'éternité.
Pouvez-vous comprendre la douleur d'un homme qui a tout perdu ?

Si seulement j'étais mort avec les miens, ce jour-là, si
seulement j'étais mort avec ma famille. A présent, je n'ai que ces
barreaux rouillés à saisir, ces barreaux, une épée et les hués d'une
arène sanglante qui ne porte même pas la promesse de ma mort. Vous
voulez que je me batte, encore, et encore, sous les vociférations de
ceux-là même que je maudis de tout mon être !

Romains,
rendez-moi ma Gaule ! Rendez-moi ma patrie ! Laissez-moi retourner à ma
liberté ! Je vous ai vu faire, Romains. L'histoire se rappellera de
vous pour le sang que vous avez fait couler, vous n'êtes pas des hommes,
mais des bouchers !
Si seulement j'avais pu vous
massacrer, les uns après les autres. Oh, vous avez tremblés, Romains,
nous qui n'étions que des bêtes à vos yeux avons soulevé le joug du
destin. Nous avons mis en déroute vos glorieux soldats, nous avons
déjoués vos ruses, pillés vos greniers. Oui, Romain, nous avons porté le
sang dans vos demeures !

Si seulement ce maudit
batelier ne nous avait pas trahis. Nous aurions pu réussir, nous aurions
pu. Il s'en est manqué de si peu. Si peu. De la simple cupidité de
l’enfant d’une putain et le destin a basculé. Et ils sont morts, les uns
après les autres, tous mes compagnons d'armes. Ils sont morts sous vos
lances, Romains, mais ils sont morts libres ! Thrace, Gaulois, esclaves
et travailleurs, qu'importent qu'ils soient morts, ils étaient libres et
ils vous ont fait vaciller dans toute votre vanité !

Ah, si seulement j'étais mort avec eux. Si seulement, comme eux, j'avais
pu échapper à mes chaînes. Pour mon malheur, j'ai survécu, et je
vivrais encore aux côtés de ceux-là même que je hais plus que tout. Mais
je porterais avec moi la mémoire de la rébellion de Spartacus et à
jamais il sera un symbole pour les hommes. Jusqu'à la fin des temps son
existence marquera les esprits comme celle du plus grand héraut de la
liberté qui ait vécu.

Peut-être est-il mort, mais au moins est-il mort libre.




* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *
Début de l'histoire:
10 ans plus tôt.
* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *



La cellule était obscure, suintante d'une humidité lourde
et suffocante. Il n'y avait rien en cet endroit, rien que des ténèbres,
le silence de la mort et une puanteur insoutenable de déjections
humaines. Parfois, avec un crissement métallique, un soupirail
s’entrouvrait au bas de la porte. Un gardien y glissait alors
subrepticement un plat contenant les maigres reliefs d'un repas. Quand
il revenait, quelques heures ou quelques jours plus tard, la nourriture
avait disparu. Il ne voulait pas savoir ce qu'elle était devenue. Les
prisonniers du carcer, les oubliettes du capitole, étaient
habituellement en attente d’exécution. Mais pas celui-là. Douze ans
durant, jamais la porte de sa cellule n'avait été ouverte.

Salluste l'ancien aimait à raconter, quand les triumviri capitalesqui
se retrouvaient à la popina, l'histoire de cet enfant tueur, à Capoue,
entraîné aux armes avant de savoir marcher. Après avoir survécu à sa
première munera, il aurait déjoué l’attention une escouade de gardes
prétoriens en plein Ludus pour tuer son laniste en lui déchirant la
jugulaire avec les dents. Quand son auditoire commençait à s'ennuyer, ou
qu'il avait bu trop de vin, Salluste en rajoutait : Ce n'est plus une,
mais cent muneras pendant lesquelles l'enfant-monstre dévorait le cœur
encore battant de ses victimes, et ce n'était plus une escouade mais une
centurie entière qui échouait à protéger le laniste.

Personne ne le croyait. Nul ne connaissait l'histoire exact mais il
paraissait plus plausible que quelque magistrat de province ait été
poignardé par l'enfant dont il voulait abuser. L'incident aura juste été
étouffée et l'enfant condamné à l'oubli. Personne n'aime à raconter, et
encore moins a écouter, ce genre d' histoire sordide qui jette la honte
sur Rome : mieux valait laisser affabuler le vieux Salluste.

Personne ne le croyait, pourtant, quand les triumviri
devaient s'approcher de la cellule, ils allaient toujours par groupe, en
silence, et plus d'un repas fut malencontreusement oublié. Parce qu'il y
avait quelque chose, dans cette cellule, quelque chose que l'on avait
cru bon devoir enfermer. Et cette chose, que le désespoir aurait du
tuer depuis longtemps, continuait vivre dans les ténèbres et à manger
ses repas depuis douze ans. Il y avait quelque chose là-dedans qui
attendait et cela leur suffisait.

Le soir
d’une nuit étoilée, des émissaires de Lentulus Batiatus s'enfoncèrent
dans les profondeurs du Carcer. Ils durent s'y mettre à trois pour
forcer les joints rouillés et faire tomber le battant de la porte de la
cellule. Le souffle d'air qui les frappa alors était chargé d'une telle
puanteur qu'ils ne purent retenir des haut-le-cœur. Ils restèrent figés,
incapable d’affronter la pestilence, quand un cliquetis de chaînes
monta du fond des ténèbres. Une silhouette fantomatique s'avança
lentement dans la lueur diaphane de la torche, dénudée, sa peau sombre
semblant se fondre avec l'obscurité qui l'enveloppait.

Les gardes de Lentulus s'écartèrent, le souffle coupé, comme le
prisonnier passait devant eux sans les voir. Il remonta les couloirs et
les marches du Carcer en titubant, ses jambes à peines capable de porter
son poids. Il semblait dans un état second, porté par un rêve
hallucinatoire ; il ne marqua aucune pause et ne s'arrêta qu'au seuil de
la prison.
Alors il marqua une hésitation, puis,
avant que les gardes n'interviennent, franchi le seuil, une main levé
devant son visage pour se protéger. En cet instant, la voûte des cieux
se déploya comme pour l'accueillir, mais ses yeux brûlés par la lumière
des étoiles ne surent voir qu'un horizon brillant d'une intensité
aveuglante. Il leva son visage, et sentit la brise sur sa peau. Alors il
hurla, de toutes ses forces, comme pour signifier sa renaissance au
monde entier. Longtemps, son cri résonna sur les toits d'une Rome qui
commençait à s’endormir.

Plus tard, Salluste
l'ancien racontera que, en cette nuit, un loup avait traversé la ville,
hurlant son approbation devant l'oeuvre des descendants de Romulus. Mais
quand son auditoire commencera à s'ennuyer, ou quand il aura bu trop de
vin, il racontera qu'un démon, retenu par cent chaînes d'or et d'argent
au fond du Carcer, en avait été libéré par la folie d'un magistrat et
s'apprêtait à mettre le monde à feu et à sang.




* * * * * * * * * * * *


Dernière édition par Yotenka le Mar 11 Juin - 10:58, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: rp des anciens temps [Ikariam]   rp des anciens temps [Ikariam] Icon_minitimeSam 29 Sep - 18:44

Kavernay:




Il fait encore noir dehors. Pas un bruit. A part les battements de mon cœur...
Que de chemin parcouru depuis ce jour funeste.
Demain j'entre dans l'arène.
Vivre ou mourir !!! Pourquoi est ce si important pour moi? Ce n'est pourtant pas ma première bataille.
Les émotions n'ont plus lieu d’être après toutes ces années? j'approche de mon but.
Cela fait cinq ans que je suis esclave. Mais, demain ils scanderont mon nom.

Il faisait très froid ce jour la quand les soldats arrivèrent à Taranto.
On aurait dit une horde sauvage assoiffée de sang. Ils saccageaient tout
à leur passage. Nemrec, Tricjel... mes compagnons tombèrent sous leurs
coups. Ma famille, tous morts, massacrés sous mes yeux
Ce jour tragique, je perdis mon âme mais pas ma vie car l'enfer ne voulut pas de moi.
Je perdis connaissance et me réveilla enseveli sous les cadavres. Le froid
engourdissait mes muscles et je plongeais vers un sommeil réparateur et
j'entendis un cri qui sortait des ténèbres.
Je ne reconnus pas le son de ma voix pourtant un homme vint à mon secours.

Le jour se lève enfin.
Mes souvenirs se mélangent. J'enfile ma tunique. Cet homme est devenu mon maitre d'armes.
Je suis son esclave.
Ovidius est un homme cruel, ensembles, nous dûmes faire face à de nombreux dangers .
Cet ancien gladiateur me confia aux bons soins d'une enchanteresse et je
revins à la vie. Il s'absenta 3 mois environ et à son retour il commença
à me former.
Il m'apprit le maniement de la sica du thrace ainsi que celui du trident du rétiaire. Je devins une bête à chaque bataille.

Il est midi.
Nous voulons voir le sang versé. J'avance vers l'arène où je vais affronter
Nemrec le dernier responsable de la mort de mes parents ainsi que de la
mort de la femme de Ovidius et de tant d'autres. A l'issue de la
bataille tous connaitront mon histoire. Celle de Naevia l'insoumise qui
a affronté les gladiateurs afin de lutter pour que les esclaves soient
enfin libres ...
Celle qui est devenue esclave pour accomplir son
destin. Naevia Naevia Naevia...Regroupons nous et anéantissons
l'ennemie. Récupérons nos terres et notre dignité sur TAU. Naevia
l'esclave libre.

La bataille commence.
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MessageSujet: rp des anciens temps   rp des anciens temps [Ikariam] Icon_minitimeDim 30 Sep - 3:08

Je vous inflige encore 3 rp, qui datent de l'époque où je jouais sur My. Le premier écrit pour mon départ, le second que j'ai adapté pour Tau, et le troisième pour revisiter l'art de la guerre.
Ce n'est que du rp, hein.





Je ne regrette rien.

Je suis né bâtard anonyme d’une putain bon marché qui faisait son commerce dans les bas-fonds d’une ville oubliée. Cent vauriens de passage auraient pu prétendre à ma paternité, heureusement, aucun n’en a pris la peine. J’ai été tour à tour voleur, vagabond, mercenaire. J’ai fini capitaine d’une compagnie de seconde zone et j’ai établi mes droits sur le village barbare d’une côte sauvage, à des lieux de toute civilisation.

J’ai conquis ces terres abandonnées, rassemblant sous mon nom les tribus éparses qui y vivaient, j’ai bâti une ville, un royaume, puis un empire. J’ai levé des armées qui faisaient trembler la terre et que cent bateaux ne suffisaient pas à transporter. Je les ai envoyé par delà les mers jusqu’à des cités déjà légendaires du temps où ma mère commençait à peine à écarter les cuisses pour trois pièces de cuivre.

Je ne regrette rien.
Des nations se sont agenouillées devant mon nom, j’ai brisé des alliances entières à la force de mes lances, j’ai réduit en cendre des empires qui se croyaient éternels. Les richesses de tout un continent affluaient dans mes ports et les couronnes de quatorze rois étaient accrochées derrière mon trône en signe d’allégeance.

Je ne regrette rien.
Je me suis battu en première ligne, j’ai connu l’ivresse du sang versé, de la victoire absolue. J’ai détruit, pillé et violé sans le moindre remord, jusqu’à faire de mon nom un anathème pour mes ennemis. Et j’ai aussi donné, à ceux qui se prosternaient devant moi, une prospérité sans égale.

Je ne regrette rien.

Mais les années ont émoussés mon épée, le guerrier avide est devenu un bureaucrate aigri par la gestion de neuf cités. Les lances ont laissé la place à des dossiers, les soldats à des marchands, les tributs à des contrats de vente et d’achat. Les années ont passé et j’ai oublié l’allégresse que procure un bon carnage.

Je ne regrette rien et, quand Selos est revenu de la mort avec une poignée de mercenaires, je lui ai ouvert les portes de mon palais. Il fut l’un des premiers à se battre à mes côtés, de tous, il fut le seul que j’ai été heureux de ne pas compter parmi mes ennemis, et quand la trahison l’a amené aux portes des enfers, je l’ai cru perdu. Mais même la faucheuse n’a su en avoir raison.

La où mon épée s’est ternie, je sais que la sienne continuera à briller comme au premier jour. Il fera trembler les fondations de ce monde et revêtira le manteau du puissant qu’il est destiné à devenir. Je lui laisse mon trône, mon pouvoir, mes armées, mon empire, et je repars sur la route, vagabond sans nom errant sur des chemins oubliés où les aventuriers sont tour à tour des héros et des assassins.

Je ne regrette rien.

Mais, un jour, je reviendrais.






************************



J’aime la nuit. Quel mal y’a t’il à ça ? J’aime cette senteur oubliée, ce silence trompeur, ce calme au coeur duquel tout peut arriver. Je ne parle pas de ces nuits enrobées d’étoiles scintillantes, de paix et de rêves heureux. Non. J’aime les nuits obscures, les nuits teintées de sang qui ne finissent jamais, les nuits sur lesquelles brille une sombre lune rousse.

J’aime la nuit. Cette vérité m’emplissait d’une joie sinistre à l’instant où j’abattais mon sabre. Je n’eus même pas conscience de la tête qui basculait dans un flot rougeoyant, avant de tomber et de rouler sur les pierres poussiéreuses du sol.

J’ai été appelé meurtrier, criminel, monstre. J’ai eut bien des noms sur bien des mondes. J’ai été maudit, haït, traqué comme le dernier des hommes. J’ai du fuir Zéta sur un voilier de fortune, poursuivi par les flottes de dix nations. J’ai semé la mort sur Iota, avant de finir dans la honte, trahi et poignardé au nom de la justice. J’ai fait mienne la fille de l’empereur d’Atlantis, dans le sang et la douleur, avant que l’alliance désespérée des héros de My ne me rejette à la mer.

Mais ici… Ici, tout est différent. Quand j’ai tué mon premier homme, j’ai été appelé assassin. Mais quand j’en ai tué dix sous le couvert d’un uniforme, on m’a donné une médaille. Quand j’ai brulé ma première ville, on m’a appelé héros. Et à présent…
A présent, ici est mon monde. Ici, je suis chez moi.

Je me détournais du corps, levant mon sabre ensanglanté à la face de la lune. Autour de l’agora, dix mille soldats répondirent à mon salut en une ovation triomphante qui résonna longuement dans la cité en flamme. Distraitement, je ramassai la couronne du mort, la jetai violemment par terre où elle se brisa.

Ici, je suis plus qu’un meurtrier, plus qu’un guerrier, plus même qu’un héros.

Je m’avançai lentement au milieu de mes hommes qui se mirent à scander mon nom, sous le tintamarre assourdissant de leurs lances frappant leurs boucliers.

J’ai fini par arriver sur Tau.

Ici, je deviendrai un Dieu.


"On tue un homme, on est un assassin. On tue des millions d'hommes, on est un conquérant. On les tue tous, on est un dieu." Jean Rostand.






****************




Le général Andrew Mac Callister s’appuya sur la table et dévisagea les cinq hommes qui se tenaient avec lui sous la tente de commandement. Bien que la situation soit clairement en leur faveur, il ne pouvait se départir d’une sourde inquiétude. Leur ennemi du moment n’avait que trop fait parler de lui ces derniers temps, écrasant sans peine tous ses adversaires les uns après les autres, au point que les six nations de l’ouest avaient fini par s’unir.

Ils ne s’aimaient pas. Leur passé était marqué par les guerres, les trahisons, les vendettas absurdes, mais, d’une certaine façon, ils se ressemblaient. Devant une force qui allait les écraser les uns après les autres, ils préféraient s’unir contre l’étranger. Mac Callister se racla la gorge.
« Nos armées sont enfin en place. Il est temps que tout cela prenne fin. »
« Et que nous retournions nous battre joyeusement entre nous », ironisa son voisin de droite. Mac Callister lui jeta un regard noir, Seenos était un jeune général arrogant qu’il appréciait encore moins que les autres.
« Peut-être », éluda-t-il. « J’ai pris des dispositions, un messager gagnera à l’aube le camps adverse et organisera une rencontre avec leur général. »
« Pourquoi ? » s’étonna Seenos. « Nous avons dix soldats pour chacun des siens, pourquoi négocier ? Ou vous espérez qu’il se rende ? »
« J’en doute. Mais les règles de l’art de la guerre doivent être respectées. »
« L’art de la guerre », cracha Seenos.
« Nous avons toujours procédé ainsi. Nous nous entendrons sur l’heure du début des combats… Les officiers devront être épargnés et nous nous mettrons d’accord sur les modalités d’échange des prisonniers. »
« Puis nous irons au bal avant que nos hommes ne s’entretuent gaiement », ajouta Seenos.
« Merci de nous dispenser de vos remarques inutiles », lâcha Mac Callister. « La guerre se fait ainsi. Nous ne sommes pas des barbares. »
« Nous, peut-être », intervint un autre général. « Mais lui ? »
Mac Callister haussa les épaules. « Nous devons respecter les règles. Nous avons toujours fait ainsi. »

Seenos lâcha un juron, s’écarta de la table et prit un pichet de vin.
« Très bien », concéda-t-il. Il servit soigneusement tous les généraux. « Aux règles de la guerre », énonça-t-il, « et à la victoire. »
Il y eut une hésitation devant le revirement du général, puis Mac Callister soupira et leva son verre, imité par les autres.
« A la victoire », énonça-t-il avant de boire.
Il reposa son verre puis posa un regard furieux sur Seenos.
« Ne pas boire à un toast que l’on propose soi-même est une insulte aux Dieux. »
Seenos haussa les épaules. « Quelle importance ? » Il se tourna vers l’Est et son regard se perdit dans le vague. « Avec ou sans les dieux, croyez-vous pouvoir le vaincre ? »
« Évidemment. C’est la raison d’être de cette alliance. »
Seenos secoua la tête.
« Ne m’en veuillez pas, Mac Callister, mais vous avez déjà perdu. »
« Comment ? » Un instant plus tard, une vive douleur tordit le ventre du général qui retomba sur son siège. « Qu’est-ce que ? »
« Nous sommes en guerre », reprit Seenos. « L’auriez-vous oublié ? »
« Mais…Ce n’est… Ce n’est pas autorisé ! »
« Aujourd’hui, les premiers qui mourront seront les officiers. »
« Mais…Pourquoi ? »
« Pourquoi ? » Seenos éclata de rire. « Parce que vous êtes stupide. Vous croyez que la guerre se résume à aligner plus d’épées que l’adversaire… A jouer à tuer quelques soldats, puis à se serrer la main avant de rentrer chez soit en attendant la prochaine. » Seenos se pencha sur Mac Callister qui écarquilla les yeux. « La guerre », reprit le jeune général, « n’est rien d’autre la destruction de l’ennemi. La destruction totale, irrémédiable, définitive. »
« Vous êtes fou. »
« Peut-être. Mais vous, vous êtes mort. »
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MessageSujet: Re: rp des anciens temps [Ikariam]   rp des anciens temps [Ikariam] Icon_minitimeSam 4 Mai - 0:05

Commandes de rp:






[DOTH] vs [AGL], la déclaration de guerre.

(Dothrakis vs l'armée des anges).




Le spectacle était grandiose.
Les murs blancs de la cité se dressaient face aux vents de la plaine,
protégeant une pléthore de bâtiments nés de l’heureuse rencontre d’un
architecte inspiré et d’un seigneur dispendieux. L’académie était un
hymne au savoir, ses vastes verrières rougeoyantes réfléchissaient la
lumière du soleil comme un joyau d’une rare pureté ; les flèches
d’argent du palais plongeaient dans les cieux, rivalisant de grâce avec
les colonnes de marbre sculptées d’un temple qui ne connaissait pas
d’équivalent en cette moitié du monde. Ici, pas de casernes, pas de
soldats suant sous le soleil, s’échinant à agiter des armes de mort. La
ville était un havre de paix, un hommage aux hommes de bonne volonté
désireux de construire un monde meilleur pour leurs enfants.

- Il est temps de se remettre en route. Qu’est-ce que tu fais ?
Daenerys haussa les épaules comme Khal Drogo s’approchait, puis elle
planta le bâton qu’elle tenait au milieu des arabesques qu’elle venait
de tracer dans la terre.
- Rien, soupira-t-elle. Un mirage.
Khal Drogo jeta un coup un coup d’œil au dessin que le vent commençait déjà à effacer.
- Je vois.

Ils se retournèrent ensemble pour contempler, quelques empans plus
loin, la cité qu’ils venaient de visiter. Des verrières, des flèches,
des colonnes, il ne restait que des amas informes léchés par des
flammes. Des corps abandonnés dispensaient une odeur entêtante de
graisse carbonisée alors que les quelques survivants, misérables,
encadrés par des guerriers hilares, se découvraient un nouveau destin
d’esclave.
- Un peu trop facile, commenta Daenerys. Ça devient ennuyeux.
Khal Drogo grommela son accord.
- Ce continent est riche, mais il est comme une putain qui écarte les jambes avant même qu’on ne franchisse sa porte.

Un bruit de cavalcade les interrompit, un messager empressé mit pied à
terre et leur tendit une missive souillée. Khal Drogo la parcourut
rapidement, l’air dubitatif, puis un large sourire éclaira son visage.
- Qu'est-ce que c’est ?
- Rhaego nous fait part d’une offre qu’il a reçue. Je crois que nous avons trouvé un nouveau jouet.



Lettre adressée aux AGL en réponse à leur demande de fusion de nos alliances:
Citation :








Chers -AGL-.




Nous, Maîtres de Tau, avons bien reçu votre missive, et Nous vous
renvoyons les restes de votre messager en pièce jointe, par retour du
courrier. Ne vous inquiétez pas pour les morceaux manquants, quelque
chien errant les aura boulotté pour se caler une dent.

Votre demande dévoyée n'est clairement qu'une menée diplomatique
visant à soumettre Notre Puissance Absolue à votre faible volonté,
infligeant par là-même une blessure ouverte à Notre Ego Démesuré. Face à
cette agression littéraire, Notre Fierté Entachée ne peut répondre que
d'une manière: Le Sang des Anges va couler.

A cet égard, Nos Innombrables Légions abattront vos murs et raseront
vos villes ridicules, jusqu’à ce qu’il ne reste de vos empires
illusoires que de vastes amas de cendres et des veuves éplorées.

Entendez-vous le pour dit, et prenez la peine de fourbir quelques
armes, que cette Juste Démonstration de Force apporte au moins une
joyeuse distraction à Nos Guerriers Impatients.


Ps: Dans Notre Incommensurable Sagesse, nous avons conscience que
votre bureaucratie inefficace sera incapable d'interpréter correctement
Notre Magnanime Avertissement. Voici donc le texte formel de cette
déclaration de guerre :





La guerre commencera le 16 juillet 20 hrs et se terminera 5 jours plus tard (le 21 juillet, même heure)
Sera déclaré vainqueur l'alliance ayant perdu le moins de points généraux.
Seuls les rc supérieurs à 150 points généraux seront comptabilisés.

Les pillages sont bien évidemment autorisés.




Pps: N'oubliez pas d'apprêter vos femmes et de remplir vos tavernes de
vin, que Nos Valeureux Soldats puissent disposer à loisir de Leurs
Légitimes Rétributions dès que vos troupes inutiles auront été annihilées.


Ppps: nous avons retrouvé le chien errant et vous pouvez en disposer à
votre gré. Vous trouverez les morceaux manquant de votre messager à l'intérieur.







Rhaego, Khalaka des Dothrakis.








**************






[justify]Pour les LEX:

Présentation de l'alliance


"
Soit le malvenu, étranger.


Le sang qui coule de nos veines, l'acier qui transpercent nos cœurs,
le feu qui ruine nos chairs ne sont porteurs que d'un seul message. Nous
n'avons rien à offrir, rien d'autre que la mort, mais nous sommes prêt à
la partager avec tous les royaumes de ce monde.


Les
couchers de soleil sont notre demeure, les femmes nubiles sont nos
lits, les tonneaux de vin de nos voisins sont nos repas. Mais rien n'a
jamais pu apaiser notre soif, rien que les massacres et les montagnes de
cadavres dont nous façonnons les frontières de nos empires.


Nous
sommes la marque de la fin des temps, les héros déchus s'abreuvant de
la lie de l'humanité, le dernier clan qui se rebellera contre le
paradis. Nous sommes les LEX.


Mais
si, pauvre ère, tu as dans tes bagages quelques fûts de bière, ou mieux
encore quelques cruches d'eau de vie, tu trouveras toujours nos portes
ouvertes, une assiette près d'une cheminée, et une vierge dans un lit.
Et pour trois sous de plus, même la femme du chef sera tienne.









*Signé Raoul*, porte parole des Extrèmes.




Ps : Précision du chef qui vient de taper sa crise: Pas question qu'il donne sa femme pour trois sous. Elle a la syphilis et il serait bien content de pouvoir enfin s'en débarrasser pour rien.
"







rp de la déclaration de guerre

"
Ils viendront pour détruire, les lames transperceront les corps et les vagues ne seront plus maîtresses des ports.


Ils viendront.
Dans la cité, vieillard, femmes et enfants s'affairent de toute part, charriant des sacs et des amphores, engrangeant tant bien que mal dans des entrepôts trop petits les ressources de tout un empire. Tout au long des fortifications, les hommes aiguisent leurs armes, s’entraînent, peaufinent leurs techniques dans l'espoir que, cette fois encore, la mort ne soit pas leur lot.

Ils viendront.
Dans les profondeurs du donjon, au seuil de la cave la plus sûre de la cité, un homme solitaire compulse ses dossiers avec un rictus de désespoir. Il compte les pièces, les pièces qui s'échappent du trésor et qui sont chacune comme autant de gouttes de son sang qu'il perd à jamais.

Ils viendront.
Tout a commencé par un défi et tout aurait pu en rester là, mais le défi n'a jamais été consommé. Il y a eut une agression gratuite, il y a eut une juste vendetta, et il y a cette trêve. Mais l'attente n'est qu'un prélude pendant lequel la mort rode déjà dans les esprits.

Ils arrivent.
Déjà, sur mer et sur terre, les tambours retentissent. Les cités insulaires voisines s'embrasent et, du faîte de leurs forts, les seigneurs peuvent contempler les volutes de fumée et de cendres qui s'élèvent dans les cieux.

Ils arrivent et, déjà, ils sont là.

Les chantiers navales libèrent les flottes, les légions s'avancent dans la plaine, tous progressant à la rencontre de leur destin.

Ils sont là.

"




Pour les seigneurs de la mort (Epsilon)




Nous
sommes les défunts, les déchus, les maudits. Nous sommes les morts, nés
de la douleur, voués aux flammes et aux souffrances éternelles par de
faux héros aux étendards illusoires.

Nous étions soldats,
empereurs, assassins, issus de tous les mondes, de tous les temps. Nous
avions la même soif de sang, la même joie face au choc des lames, le
même plaisir devant des entrailles éparpillées. Nous étions les pires
d'entre les pires, monstres blasphématoires haïs par des générations
entières et dont les noms étaient autant d'anathèmes pour les bonnes
gens.

Combien a t-il fallu d'alliances désespérées unies derrière
les mensonges de la justice pour nous contraindre ! Combien de
croisades malheureuses ont été menées pour absoudre nos existences !
Combien d'années de guerre a t-il fallu avant que ces rois de pacotilles
et leurs faux Dieux ne nous condamnent à l'enfer !

Mais même
dans le trépas, le souvenir de nos méfaits est resté vivace, nous étions
toujours là, dans l'ombre qui menace la paix, dans les histoires
d'horreur que l'on se transmet à voix basse, dans ces noms que l'on
murmure à peine en se signant. Nous étions là, dans les livres interdits
que l'on scelle, nous étions là quand un enfant disparaissait dans la
forêt, nous étions là quand un roi sombrait dans la folie et vouait son
peuple aux flammes. Nous étions là.

Puis IL est venu et nous a
réunis. Nous sommes devenus Ses serviteurs, Ses Seigneurs de la Mort, et
dans Sa Toute Puissance il nous a rappelé au monde des vivants. Envoyés
par le Maître des Enfer lui-même, nous sommes arrivés sur Epsilon en
l'an 2008. Nous sommes à présents chargés d'exécuter Sa volonté :
toujours plus de morts, de chaos et de destruction. La défaite ? Nous
l'avons déjà connue et elle nous est égale. La mort n'a jamais été
vaincu, et elle ne le sera jamais.

Nous sommes la mort, et nous la propagerons sur tout Epsilon.





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