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 Grand livre de la Cour des Ecorchés

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MessageSujet: Grand livre de la Cour des Ecorchés   Grand livre de la Cour des Ecorchés Icon_minitimeMar 11 Juin - 11:43

Introduction :
A une époque donnée, j'incarnais la prêtresse sombre nommée Lucinigra Sombre-Lueur, cette prétresse morte-vivante dans l'univers de World Of Warcraft était, outre le guide spirituel de la guilde nommée "La Cour des Ecorchés", son scribe ... Elle avait en charge d'archiver les faits de la guilde. Je vous en livre dans ce sujet quelques extraits. Bonne Lecture à tous et toutes.
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MessageSujet: Re: Grand livre de la Cour des Ecorchés   Grand livre de la Cour des Ecorchés Icon_minitimeMar 11 Juin - 11:45

Livre I Chapitre I - La Genèse


L'ombre rétrécissait sous le surplomb de pierre, tandis que le soleil approchait de son zénith, en cette chaude journée de printemps. Orgrimar bruissait de toutes ces créatures qui grouillaient allant et venant, traversant le quartier de la herse, vaquant à leurs affaires. Quatre fois déjà que les grunts étaient passé près de lui sans le voir, lui, l'ombre dans l'ombre, comment auraient-ils pu le voir ? Il détestait sortir sous ce soleil écrasant de Durotar, non qu'il en souffrit, il ne ressentait plus la chaleur depuis si longtemps, simplement qu'il n'aimait pas les régions trop à découvert. Pourtant il n'avait pas le choix, Elle le lui avait ordonné et la prophétie l'avait confirmé, il devait se trouver à cet endroit précis, ce jour à midi. Une ombre cacha le soleil un court instant, alors que les tambours sonnaient midi. Mishalak leva les yeux et vit une chauve-souris énorme fondre vers le sol, se poser et se transformer en troll. Mishalak sut immédiatement que la prophétie était en train de s'accomplir, son coeur desséché bondit dans sa cage thoracique, il n'en respectait que plus encore sa reine dont la puissance et la clairvoyance grandissait de jours en jours. Il regarda le troll se redresser en s'étirant, et sourit en l'entendant s'exprimer ainsi :

-"Yeah ! Ça êtwe bon vol mec !"

Mishalak se détacha de l'ombre de la pierre et interpela le troll d'une voix caverneuse et étrangement susurrante :

-"Salutations à toi Maître Druide !"

Puis il s'inclina aussi bas que le lui permettait sa colonne vertébrale décharnée. Le troll sursauta puis rendit ses salutation au prêtre réprouvé :

-"Yo mec ! T'es fou sous ton cwâne ? Ta mèwe t'as pas dit ça êtwe dangeweux faiwe peuw à maîtwe dwuide ?"

Mishalak laissa béer sa mâchoire inférieure, c'est ce qu'il pouvait faire de plus convainquant en guise de sourire, il leva une main squelettique, rendant le troll silencieux puis s'exprima sans la moindre note de sentiment personnel, un peu comme si on parlait à travers lui :

-"Silence troll ! Nous avons suivi tes exploits, nous t'avons vu grandir, nous savons ce que cache ton coeur, il est temps pour toi de prendre la place qui est la tienne et de mettre tes pas sur le chemin qui est tracé pour toi."


Ne laissant pas le temps au troll de répondre, le réprouvé saisit un parchemin dans les replis de sa toge et le tendit au troll. Le parchemin semblait être fait dans un cuir inhabituel, tellement fin qu'il en était translucide, ce ne sera que beaucoup plus tard que le troll comprendra que c'était de la peau humaine. Il était lié par un cordon fait en tendon et fermé avec un astucieux système de noeud vérouillé par une dent de gobelin. Hishkur, car tel était le nom du troll, délia le parchemin et entrepris de le lire.


Citation :





Nous, Ordre des Ecorchés, donnons tous pouvoirs au porteur de la présente pour diriger le groupe qui accomplira la prophétie. Il recevra les honneurs dus à un seigneur de guerre, aura un compte ouvert permanent à toutes les banques de la horde. Nous savons qu'il agira comme son destin le lui ordonne et croira prendre ses propres décisions. Le porteur de la présente et ceux portant ses couleurs auront sauf-conduit sur toutes les terres occupées par la reine Banshee et celles de ses alliés. Enfin, le porteur ce pacte, reçoit dès à présent le titre de Guide de la Cour des Ecorchés, ce qui lui confère le rang d'ambassadeur auprès des capitales de la horde et l'autorise à parler au nom de ceux qui le suivront.
Sylvanas Coursevent






Hishkur leva les yeux vers Mishalak. Impassible, le réprouvé lui dit :

"Il est temps pour toi d'accomplir ton destin"

Puis, vif comme l'éclair il planta la pointe d'une dague dans la main droite d'hishkur. Le troll laissa tomber le parchemin qui commença à noircir sous la lumière brûlante de Durotar, fou de rage il se transforma en ours de guerre pour corriger le tas d'os effronté et fonça sur lui, piétinant le parchemin. Mishalak regarda le parchemin et éclata de rire, sous les yeux ébahis d'hishkur, il tomba en poussière en soufflant ces derniers mots :

"Ainsi, telle sera ta marque, mon oeuvre est accomplie, mon temps est passé, puisse le tien te mener à la gloire"


Hishkur regarda le tas de poussière dubitatif, ne comprenant les mots du réprouvé qu'en se retournant vers le parchemin qui désormais portait la marque ensanglantée d'une patte d'ours. Hishkur ramassa le parchemin, le roula dans sa ceinture et se mit en devoir de recruter ceux qui, avec lui, accompliraient une prophétie dont il ne savait rien.


Dernière édition par Sharak le Mar 11 Juin - 11:48, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Grand livre de la Cour des Ecorchés   Grand livre de la Cour des Ecorchés Icon_minitimeMar 11 Juin - 11:47

Livre I Chapitre II - Au commencement était la Marque !


La nuit était naissante sur les ruines de Lordaeron, la prêtresse réprouvée attendait avec impatience ceux qui allait officiellement devenir ses compagnons. Le Guide lui avait dit ce qu'il fallait savoir, il avait envoyé ses messagers aux quatre coins d'Azeroth pour convier un échantillon des Ecorchés. L'ordre des Ecorchés naîtrait cette nuit, dans le secret de ces sinistres ruines, en l'absence de leur père. La prêtresse en était là de ses pensées quand une wyvern déchira le ciel et vint se poser à proximité, une sin'dorei en sauta prestement et la créature reprit son vol. La prêtresse dévisagea la sin'dorei et lui fit signe de patienter. Arriva ensuite un mage d'ombre, ce que beaucoup appellent un démoniste, son habit cachait sa nature mais sa silhouette laissait à penser qu'il s'agissait d'un sin'dorei ou peut-être d'un quel'dorei, ce dont doutait la prêtresse, les quel'dorei se faisaient rares depuis déjà de nombreuses années sur le territoire de Lordaeron. Le démoniste donc s'avança, il se présenta sous le nom d'Anarion, la prêtresse visant sa liste de conviés ne vit pas ce nom mais découvrit bien qu'un démoniste quel'dorei devait se joindre à leurs rangs et pas n'importe quel haut elfe, il s'agissait d'Hitrandil, l'un des capitaines du guide. Ne sachant pas pourquoi le capitaine se présentait sous un faux nom, la prêtresse décida de ne pas le nommer et de l'appeler par son grade. Ainsi donc, il annonçait l'ambiance de la soirée, pas de familiarités, juste des grades. Comme d'autres étaient éloignés, le capitaine, la prêtresse et le lieutenant unirent leurs esprits et leurs forces mystiques pour dresser un portail noir, un de ces portails dont seuls les nécromans ont le secret, ces portails qui, par delà l'espace, s'ouvrent à des distances phénoménales afin de faire traverser aux morts et aux vivant des kilomètres en un instant. Ainsi donc se retrouva une petite équipe sur les marche de Lordaeron. Chacun se présenta et la prêtresse biffa sur sa liste les noms de ceux qui étaient présents. Quand tous furent là, la prêtresse réprouvée alluma une torche pour ceux qui, contrairement à elle, avaient besoin de lumière pour se déplacer dans le noir, puis elle invita cette étrange troupe à la suivre. Défilant en groupe ordonné, les Ecorchés la suivirent dans les dédales de pierres tombées, de colonnes éclatés, de ronces envahissantes et de lierres desséchés, ainsi ils découvraient leur nouveau foyer, des ruines lugubres où rares étaient ceux qui osaient s'aventurer. Au détour d'un mur brisé, chacun eut la surprise de découvrir une cour parfaitement conservée, flanquée d'arcades ouvragées et surmontée d'une tour qui semblait inébranlable.

"Frères et Soeurs, voici votre nouvelle demeure, soyez les bienvenus dans la Cour des Ecorchés !" Tonna la prêtresse, puis elle se dirigea vers la tour au pied de laquelle se trouvait une salle circulaire ceinte d'un escalier majestueux. la réprouvée s'arrêta au centre de la pièce et se retourna vers le groupe leur annonçant : "Ici se trouve la salle du Conseil, vous y êtes chez vous mais ne passez jamais, au grand JAMAIS, la porte qui se trouve en haut de ces marches, ils recèlent les quartiers de notre Guide et nul n'est autorisé à y pénétrer !"

Les Ecorchés apprenaient leur première règle de respect de la hiérarchie, nul n'était autorisé à troubler le guide sans que ce soit lui qui les y invite. Le capitaine hitrandil "Anarion" monta les marches et s'arrêta sur le palier menant aux quartiers du Guide, il se retourna vers les autres, les dominant de toute la splendeur de son port altier. Il y avait quelque chose d'inquiétant, presque terrifique dans sa voix qui tonnait comme l'orage, dans son masque cachant son visage, quelques uns s'agenouillèrent devant cette vision de puissance, en signe de soumission. Tandis que le capitaine accueillait les autres à sa manière, la prêtresse fit un feu dans une alcôve prévue à cet effet, juste en dessous du capitaine, très vite les flammes crépitèrent, jetant leur lot d'ombres et de lumières dansantes, apportant un effet encore plus mystique à l'allure d'Hithrandil. Elle sortit une sorte de tison qu'elle plongea dans les braises, retira ses gants et releva sa manche gauche, empoigna le tison, se redressa et fit face aux réprouvés, au moment même où Hithrandil finissait son préambule par ces mots : "... ainsi donc, chacun ici, dans sa chair portera le serment de son allégeance !" Il désigna la prêtresse du doigt. Elle n'attendait plus que ce signal, leva le tison assez haut pour que chacun voit qu'il était chauffé à blanc et que sa pointe avait la forme dessinée d'une patte d'ours. Elle déclara :"Par la Marque je jure allégeance au Guide Hishkur et à la Cour des Ecorchés, moi, Lucinigra Sombre-Lueur, je marque ici de façon indélébile mes chairs afin que nul ne puisse plus nier mon appartenance, en faisant cela, je m'interdit de jamais revenir sur mon serment !" Et devant le regard horrifié de certains, fasciné d'autres, elle posa le tison brûlant sur son propre poignet. Pas un cri, pas un souffle ne sorti de sa bouche. Elle se contenta de remettre le tison dans le feu et d'inviter le capitaine à la rejoindre. D'une démarche droite et fière le capitiane descendit les marches et prêta serment à son tour et tendit son bras à Lucinigra qui, d'un geste rapide comme l'éclair écarta les étoffes et plongea l'acier brûlant dans la peau du démoniste. Celui-ci ne frémit même pas. Lucinigra reposa le tison dans le feu et se tourna vers les Ecorchés.

"Frères et Soeurs, vous avez devant vous deux de vos capitaines, comme vous l'avez vu, nul ne peut se soustraire à la marque et prétendre être des nôtres !" Elle indiquait ainsi que leurs tours arrivaient. Aucun ne recula à l'appel de son nom, tous acceptèrent le rôle qui leur était attribué, tous jurèrent de servir le Guide et la Cour aussi longtemps que la marque se verrait dans leurs chair, c'est à dire, à vie. Ainsi donc les lieutenants Jhyvois et Lanalia, la trésorière Faylinn, la gardienne Lionida et l'écorché Spratz furent tous marqués, chacun prêta serment d'allégeance et chacun accepta son rôle.

Satisfait de cette preuve d'obéissance, le capitaine Hithrandil demanda au lieutenant Lanalia de leur ouvrir un portail magique vers la cité volante de Dalaran, car s'il pouvait faire venir n'importe qui jusqu'à lui, seuls les mages savaient envoyer des gens vers un lieu où ils ne sont pas. C'est ici que chacun put comprendre que tous les Ecorchés sont indispensable aux autres et que chacun à sa façon est unique. Le lieutenant ouvrit donc une porte dimensionnelle dans laquelle chacun s'engouffra. Le Capitaine donna quartier libre à chacun, les prévenant qu'ils allaient très vite être à nouveau invoqués vers un lieu tenu secret puis il demanda à Lanalia et Lucinigra de le suivre. Tout trois se rendirent à la tour pourpre, haut lieu de rassemblement du Kirin Tor mais aussi et surtout le seul endroit où les gardiens du temps avaient accepter de laisser une porte ouverte vert les grottes du temps en Tanaris. C'est là que se rendirent nos trois compères pour enfin s'envoler vers leur destination finale, le Sanctuaire.

(Vous comprendrez que je ne consigne pas ici la dernière partie de leur voyage, le Sanctuaire devant rester un endroit secret, je crains que si une main non autorisée tombe un jour sur ces archives on ne découvre le Sanctuaire ...)

Arrivés donc au Sanctuaire, le démoniste, avec l'aide de ses deux soeurs, invoqua les Ecorchés ayant reçu la marque, afin de les initier. Chacun put donc découvrir la splendeur du sanctuaire et chacun jura une nouvelle fois de défendre cet endroit et de tuer sur le champ toute personne ne portant pas la marque qui s'aventurerait en ce lieu sacré. Enfin, grâce en soit rendue à la magicienne Lanalia, chacun put rentrer chez lui par une série de portails magiques ouverts là à cet effet.

Ainsi donc naquit la première escouade des Ecorchés.

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MessageSujet: Re: Grand livre de la Cour des Ecorchés   Grand livre de la Cour des Ecorchés Icon_minitimeMar 11 Juin - 11:50

Livre I Chapitre III - La voie est ouverte, suivez le Guide ...


Ce jour, lorsque les ménagères de Fossoyeuse nettoyaient leurs gamelles et autres écuelles, se déroulait en surface un bien étrange manège. Une chauve-souris qui tournoyait depuis déjà quelques temps dans le ciel de l'ancienne Lordaeron s'est posée sur la place centrale de la citadelle en ruines. A peine eut-elle touché le sol qu'elle se métamorphosa en un troll portant fièrement les atours d'un maître druidique. Peu de temps après, une wyverne fondit à son tour du ciel, portant sur son dos une sin'dorei en armure. Cette dernière sauta de sa monture sans que celle-ci eut le temps de se poser, elle reprit immédiatement de l'altitude, attendant certainement un signe de sa cavalière pour revenir la chercher. Dès que le druide et la templière se saluèrent, comme si ces salutations avaient servi d'invocation, une ténébreuse présence sortit de l'ombre, une sorte de crâne flottant dans les airs et observant tout ce qui se passait. Presque immédiatement un jeune tauren apparu en bas des escaliers sud de la place. Tout quatre devisèrent quelques temps, attendant visiblement d'autres personnages. Ils furent en effet assez vite rejoints par une prêtresse de la nation troll et un jeune gobelin dont les mains sales et les parchemins débordant de toutes ses poches laissaient à penser qu'il s'agissait d'un ingénieur. Ainsi donc s'étaient réunis une nouvelle phalange des écorchés. Chacun avait répondu à l'appel d'Hishkur, le Guide de l'ordre, et venaient à la cérémonie du marquage. Précédés par l'ombre flottante, nos héros se dirigèrent vers la Cour des Ecorchés que nous avons décrite au chapitre précédent.

Hishkur gravit les marches de la salle du conseil d'une démarche majestueuse et d'un pas sûr. Les personnes assistant à cette scène, dans un élan commun et spontané jetèrent genou en terre, signifiant ainsi leur respect et leur allégeance à celui qui devenait enfin officiellement leur guide, leur maître et seigneur. Peu habitué à tant de révérence, le druide un peu gêné fit signe à ses subordonnés de se relever. Il les salua, les remercia d'avoir répondu à son appel et les informa de la raison de cette réunion. En effet, le temps du marquage était venu pour les personnes présentes, le temps de leur initiation, le temps de leur accession officielle en tant que frères et soeurs d'armes de la Cour des Ecorchés. La templière s'avança alors vers le druide, déposa son bouclier et en décrocha un petit paquet de cuir qui se trouvait dissimulé dans le bouclier. Hishkur prit le paquet, le déroula et en sorti un assortiment de bâtonnets métalliques. Ainsi donc, le guide tenait en main les tisons de la marque, ces mêmes tisons qui marquèrent les premiers Ecorchés, ces même tisons qui étaient appelés à devenir les symboles du pouvoir du Guide, ces tisons qui par là même feraient désormais office de sceptres cérémoniels.
Hishkur appela à lui la templière, la marqua, celle-ci retint un gémissement de douleur et soigna discrètement la brûlure grâce à son art sacré. Tandis que la templière se plaçait aux côtés du guide, elle vit le gobelin trépigner sur place, hésitant visiblement entre faire preuve de courage et rester jusqu'à ce que son tour vienne ou fuir à toutes jambes et aller se cacher le plus loin possible du fer chauffé à blanc. La prêtresse observait la scène impassiblement, avec la nonchalance habituelle de son peuple, comme si la douleur ne pouvait pas la concerner. Le tauren, lui, grattait le sol de son sabot, tel un buffle fougueux prêt à charger, il avait anticipé son appel en ayant déjà retiré ses gants. "C'est au tour de ..." Hishkur n'eut pas le temps de finir sa phrase que le tauren était déjà devant lui, le dominant de son imposante stature et tendant le bras, le regardant droit dans les yeux d'un air résolu. Baissant les yeux sur l'énorme bras musclé, Hishkur demanda à l'ingénieur gobelin s'il avait sur lui un de ces fleurons de la technologie gobeline : le rasoir mécanodépilateur. En effet, le druide craignait que le tison ne puisse mettre le feu à toute la fourrure du tauren, hélas, l'ingénieur n'avait pas cet appareil sur lui. La templière dégaina donc son épée au fil aiguisé, attrapa le bras du tauren, et avant même que quiconque n'eût le temps de réagir, laissa une place sur laquelle ne restait plus un poil, seul le cuir luisant du tauren était désormais visible à cet endroit. La templière rengaina son épée avec une époustouflante dextérité et reprit sa place en silence. Hishkur leva un sourcil étonné et hocha lentement la tête d'un air approbateur puis il marqua le tauren en lui recommandant de tenir cet endroit rasé à l'avenir que la marque reste visible aux yeux de tous. Vint ensuite la trollesse qui tendit son bras l'air désintéressé. quand Hishkur la marqua à son tour, elle ne réagit pas plus que si l'on avait déposé sur son bras un pétale de rose. Lorsque la prêtresse rejoignit le groupe des marqués, elle ne remarqua pas le regard admiratif de ses compagnons devant un tel flegme venant d'une prêtresse qui, pour les gens de sa race, devait représenter l'image même de la féminité. Hishkur se tourna ensuite vers le gobelin. Celui-ci s'avança en traînant des pieds, renâclant, les yeux effrayés par la taille surdimensionnée du tison en comparaison de la petitesse de son bras. Hishkur sourit en montrant un second tison, plus petit que le précédent, spécialement sculpté pour les petites personnes. Le marquage du gobelin se déroula sans encombre et Hishkur reposa les tisons.

"Maintenant que tout le monde est marqué ..." Hishkur n'eût cette fois encore pas le temps de terminer sa phrase qu'il fût interrompu par la templière : "Pas tout le monde non ..." intervint-elle, regardant le troll avec insistance. Hishkur tenta bien de se soustraire à la marque en faisant semblant de ne pas comprendre, il dut se résoudre à l'inévitable devant l'insistance de la trollesse, du tauren, du gobelin et de l'elfe. Il empoigna donc le tison et allait se marquer lui-même quand une voix caverneuse retentit dans la salle : "Un instant mon Seigneur !" tonna-t-elle. tous se tournèrent vers l'ombre qui jusque là était restée silencieuse. "Oui Lucinigra ?" Répondit Hishkur, espérant bien que la projection astrale de sa prétresse allait le soustraire à la marque. Mais il n'en était rien, en effet, Lucinigra ne voulait pas que son Seigneur et guide soit marqué à la légère et voulait sacraliser ce moment qui serait le point de départ de l'ordre de la Cour des Ecorchés. Elle questionna donc le druide plus pour s'assurer que les Ecorchés comprenaient le rôle du Guide, que pour savoir si le Guide lui-même en avait conscience : "A quel titre reçois-tu la marque ? Quels sont tes engagements qui justifient ce titre ?" ... L'assistance resta interloquée devant tant d'audace venant d'une subalterne, fût-elle Capitaine ... Comment pouvait-elle oser parler au guide sur ce ton, comment pouvait elle se faire inquisitrice ? L'espace d'une seconde, la templière mit sa main sur la garde de son épée, la trollesse priait déjà pour invoquer le pire des châtiments à la perfide ombre, le tauren rentra sa tête dans ses épaules prêt à charger, le gobelin portait la main à sa ceinture à gadgets, s'apprêtant à lancer une roquette sur l'impertinente. Hishkur et Lucinigra, chacun de leur côté sourirent intérieurement, en remarquant l'unité de combat qu'ils avaient sous les yeux. Ne laissant pas le temps à ses troupes de démontrer leur abnégation, Hishkur leva la main et déclama sur le ton de la sagesse et de l'humilité : "Au titre de Guide je reçois cette marque comme cela m'a été commandé, et je m'engage par cette marque à mener les écorchés sur la voie de la paix, de la sagesse et du bien". Chacun se détendit un peu dans le silence court mais pesant qui suivit cette déclaration. Lucinigra prit enfin la parole : "Que ces mots soient écrits et accomplis !" dit-elle. Hishkur plongea le fer brûlant dans ses propres chairs afin d'être marqué comme chacun. A l'instant même où la fumée s'éleva des chairs carbonisées du troll, l'ombre disparut dans un sinistre ricanement. L'assemblée acclama Hishkur le druide, Hiskur le Guide des Ecorchés.

C'est alors que le Guide proclama ses premiers édits :
- Celui qui n'était que Gardien devient aujourd'hui lieutenant, celui qui reçoit la marque devient aujourd'hui Gardien. Ainsi les initiés de la marque seront désormais les Gardiens du Sanctuaire, les Gardiens de nos valeurs et seuls ceux qui portent la marque du Gardien seront admis au sanctuaire.
- Aujourd'hui, jour qui sera célébré dans les années à venir, la Cour des Ecorchés voit le jour à la face du monde, et comme c'est à travers le monde que nous agirons, il nous faut des moyens fiables de communication !

Hishkur se tourna vers le gobelin et lui demanda s'il serait capable de créer des communicateurs légers, autonomes, blindés, étanches et surtout ... sans danger pour les utilisateurs. Le gobelin se gratta la tête un instant et commença à griffonner simultanément deux parchemins, l'un de la main droite représentait les plans de l'appareil qui germait dans son esprit génial, l'autre de la main gauche notait les composants dont il aurait besoin. La mâchoire de la templière s'affaissa en voyant le gobelin écrire ainsi deux choses différentes en même temps, puis elle supposa qu'il s'agissait de la même capacité que celle d'attaquer d'une main et parer de l'autre. Le tauren regarda cet évènement avec placidité, se demandant déjà quels membres du fléau il allait bien pouvoir aller massacrer après cette réunion. La prêtresse prit congé, en effet elle était attendue par ailleurs pour des affaires concernant son culte. Assez vite, le gobelin se redressa et tendit une liste à Hishkur en disant à peu près : "Eureka ! AlorsouijepeuxvouslefairemaisilmefautdesbidulesdesmachinsdestrucsquinepeuventêtretrouvésquàGnomeregan" Il parlait tellement vite dans son excitation que personne ne comprit rien d'autre que Gnomeregan. Hishkur prit la liste de composants et la lut en hochant la tête. "Ingénieur, tu auras ce dont tu as besoin, nous partons sur l'heure à l'assaut de Gnomeregan!" Puis se tournant vers les autres "Aux armes Ecorchés ! Qui veut la paix prépare la guerre ! Et sans ces communicateurs nous n'auront ni l'une, ni l'autre !"

C'est ainsi que l'après-midi bien avancée, une étrange troupe composée d'un troll, d'un tauren, d'un gobelin et d'une elfe s'embarqua sur un zeppelin à destination de Grom'Gol où se trouvait un appareil pouvant les envoyer directement dans Gnomeregan, derrière les lignes de l'alliance, permettant aux écorché de remplir leur devoir au nez et à la barbe de l'ennemi. Nos héros donc s'infiltrèrent dans la ville sous la montagne. Là il combattirent moult périls, l'ingénieur prélevant de ci, de là, qui des modulateurs, qui des ampoules, des fils et autres composants bizarres connus seulement des gens de sa corporation. Ils finirent leur périple face à un énorme robot piloté par un gnome dément. devant l'horreur d'un tel spectacle, nos compagnons poussèrent un cri de guerre pour se donner le courage d'affronter ce qui à coup sûr devait signer leur arrêt de mort. La bataille fut éprouvante pour chacun d'entre eux, le gobelin était presque à court de munitions, le tauren haletait tant il était épuisé d'attaquer et d'esquiver les répliques du robot, Hishkur haranguait ses compagnons pour les galvaniser et leur indiquer qu'il ne fallait pas perdre espoir. La templière, dans un sursaut ou devrais-je dire dans une dernière tentative désespérée lança son bouclier pour désarçonner le pilote du robot. Epuisée elle aussi, elle rata sa cible mais, quelque divinité avait du avoir pitié d'eux car, personne ne comprit pourquoi ni comment, le bouclier alla se ficher par le plus grand des hasards dans un panneau du robot qui devait être vital. En effet, celui-ci se court-circuita et tomba au sol, non sans avoir électrocuté à mort son pilote. Ainsi donc, harassés, à bout de forces et de souffle, les Ecorchés étaient sortis vainqueurs mais surtout sains et saufs de Gnomeregan. Le gobelin emporta avec lui les composants ainsi obtenus dans son laboratoire en promettant de travailler sans relâche pour fournir à son ordre les communicateurs demandés. Et tous se séparèrent pour aller se reposer ou se soigner en attendant le prochain appel de leur Guide.

Que nul n'en doute, ainsi se sont déroulés les évènements, Hishkur, Dacryum, Lebybab, Flitzikx et Hikikomori peuvent en témoigner.
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MessageSujet: Re: Grand livre de la Cour des Ecorchés   Grand livre de la Cour des Ecorchés Icon_minitimeMar 11 Juin - 11:57

Livre I Chapitre IV - Z'êtes sûrs, faut pas que ça pète ?


Comme nous venons de le voir, une phalange écorchée s'est rendue à Gnomeregan pour prélever un butin qui s'avèrera être plus que précieux pour l'avenir de l'ordre naissant. Quand tous se furent séparés, Hishkur, le Guide des Ecorchés diligenta un messager vers les régions qui s'étalent au nord d'Orgrimar afin de remettre une missive au Capitaine Hithrandil Ezekiel. A la lecture de cette missive, Hithrandil hocha la tête et se mit en devoir de remplir la mission qu'on lui confiait. Pour ce faire, le Capitaine fit porter des caisses remplie de matériels dans une partie reculée d'Ashzara, à l'abri des regards. Là il fit même installer une machine sous terre, mais nous y reviendrons. Une fois cette tâche accomplie, le Capitaine prit rendez-vous avec l'ingénieur en fin de journée, à la sortie nord d'Orgrimar.

D'un naturel méfiant, Hithrandil se rendit vers son rendez-vous un peu en avance afin de voir si l'ingénieur venait seul et s'il n'avait pas été suivi à son insu. Il se posta un peu à l'écart et invoqua cette ignoble chose qui voit là où on ne voit pas j'ai nomme un oeil de Grilock. Constatant avec une certaine ironie que le gobelin était bien là et seul, il s'amusa à le laisser patienter un peu afin de mettre sa détermination à l'épreuve.

[Flitzikx]: S'il est pas là dans cinq minutes...

Le gobelin n'eut pas le temps de finir cette phrase qu'une ombre passa au dessus de lui, si proche qu'il sentit le souffle des ailes d'un formidable gardien ailé. Le gobelin sursauta :

[Flitzikx]: Qu'est ce que c'était que c...

Là encore, il s'interrompit, en effet, Hithrandil, observant l'ingénieur, donna un coup de talon dans le flanc de sa monture lui faisant pousser un extraordinaire rugissement de défi, les ailes largement déployées afin que l'on puisse juger de l'importance de son envergure.

[Flitzikx]: Beuh...

Ne sut que dire le Gobelin, puis il se reprit

[Flitzikx]: Vous attendez quelqu'un vous aussi?
[Hithrandil]: Non, je cherche quelqu'un pour ma part, mais je pense l'avoir trouvé.
[Flitzikx]: Ah ouais.
[Flitzikx]: Qu'est ce que vous attendez alors?
[Hithrandil]: Vous êtes Gardien de la cour des écorchés, Flitzikx, c'est bien ça ?

Flitzikx semble étonné et regarde Hitrandil d'un air méfiant, on lui a dit d'être discret et cet elfe est tout sauf discret

[Flitzikx]: C'est ça.
[Flitzikx]: C'est vous que je suis sensé attendre?
[Hithrandil]: Il semblerait en effet.

Chacun met pied à terre pour saluer l'autre comme il se doit, l'un coupant le contact de son engin, l'autre renvoyant son animal d'une tape affectueuse sur l’encolure.

[Flitzikx]: Etrange tenue pour quelqu'un qui est sensé m'aider... non?
[Hithrandil]: Il ne faut jamais se fier aux apparences.
[Flitzikx]: Hm... *réfléchit un instant* C'est vrai.
[Flitzikx]: Très bien... Ou allons-nous?
[Hithrandil]: A votre nouveau laboratoire.
[Hithrandil]: Venez.
[Flitzikx]: Heiin?
[Hithrandil]: Vous comprendrez en temps voulu.

Mais c'était sans compter sur la méfiance naturelle des gobelins, Flitzikx n'allait pas suivre un inconnu comme ça, qui lui prouvait qu'il n'allait pas tout droit dans un piège ? Le gobelin commençait à regretter de ne pas avoir demandé à quelques écorchés de lui tenir compagnie. Mais il n'était pas homme à se laisser impressionner si facilement et décida que s'il devait suivre cet étrange elfe encapuchonné, il lui faudrait montrer patte blanche, ou devrais-je plutôt dire montrer marque rouge ...

[Flitzikx]: C'est quoi vot' nom?

Hithrandil, comme à son habitude ne répondit pas à cette question mais fit apparaître une sorte d'engin volant qui fit briller les yeux du gobelin tant d'intérêt que de convoitise. Outre l'avantage de pouvoir les transporter à destination, Hitrandil savait qu'avec cet engin il pourrait voir jusqu'où le sens du devoir du gobelin pouvait passer avant ses intérêts propres. Bien que très attiré par l'engin, l'ingénieur se ressaisit et, à la grande satisfaction d'Hithrandil, redevint méfiant.

[Flitzikx]: Heu...
[Flitzikx]: Un moment...
[Flitzikx]: J'peux voir votre marque?
[Hithrandil]: Si vous voulez, à condition de me montrer la vôtre.
[Flitzikx]: C'est plutôt à moi de demander non?
[Flitzikx]: Vu que vous semblez savoir qui je suis?
[Hithrandil]: Vous n'avez pas confiance en moi ?
[Flitzikx]: Enfin...
[Flitzikx]: Pas vraiment non.
[Flitzikx]: Tant que je ne sais pas qui vous êtes.
[Hithrandil]: Que de méfiance, enfin bon, je suppose qu'il me faut me présenter...
[Flitzikx]: Voilà ma marque. *tend le bras*

Hithrandil retire son gant gauche et relève sa manche dévoilant ainsi la marque des écorché qui semble étrangement s'estomper et tend alors le bras vers le gob pour qu'il puisse la voir.

[Hithrandil]: Capitaine de la cour des écorchés, Hithrandil Ezekiel.
[Flitzikx]: Ok... j'vous crois...
[Flitzikx]: Vous êtes quand même étrange.
Hithrandil sourit sous son masque tout en remettant son gant.
[Hithrandil]: On me le dit souvent.

Hithrandil monte sur la fusée et attend que le Gob fasse de même.
Flitzikx saute sur la fusée.

[Hithrandil]: On peut y aller ?

Flitzikx remet ses gants, désintéressé par les paroles du Capitaine.

[Flitzikx]: Ouais!
[Flitzikx]: Feu!
[Hithrandil]: Accrochez-vous.

L'appareil décolle et commence à prendre vitesse et altitude, tandis que le gobelin, aux anges s'écrie

[Flitzikx]: Plus vite! Plus vite!
[Hithrandil]: Soit !

Hithrandil appuie sur un bouton faisant un bruit effroyable qui propulse la fusée à une vitesse vertigineuse. Ravi, Flitzikx explose de rire, laissant exulter sa joie. Mais cette joie fut de courte durée car, rapidement la fusée ralenti et se rapprocha du sol, ils étaient déjà arrivés à destination.

[Flitzikx]: C'est là?
[Hithrandil]: Oui.

Encore euphorique, Flitzikx saute de la fusée et manque de s'étaler par terre.

[Flitzikx]: Humpf...
[Flitzikx]: Paumé dans les herbes?

Demanda Flitzikx en retirant ses lunettes.

[Hithrandil]: Et oui, c'est un lieu un peu à l'écart.
[Flitzikx]: ... J'ferais avec.
[Flitzikx]: Enfin, on f'ra avec.
[Flitzikx]: Donc...
[Flitzikx]: Voyons un peu...
Flitzikx fouille dans la caisse.

Et découvre en furetant un échantillonnage impressionnant d'outils et de composants divers servant aux ingénieurs, désireux de se mettre au travail, il commença donc à exposer son projet au Capitaine :

[Flitzikx]: J'ai imaginé un communicateur avec un canal pour tous les membres plus la possibilité de parler à un seul membre à la fois. Un bouton pour allumer et éteindre, avec deux lampes de couleur différente : vert lorsqu'il est allumé et rouge lorsqu'il est éteint.

Hithrandil écouta attentivement le gobelin, commençant à dresser dans sa tête ses propres volontés et ses objections tandis que le gobelin, intarissable continuait la liste des avantage de la merveille qui germait dans son esprit

[Flitzikx]: Les messages vocaux privés seront envoyés grâce à un numéro : chaque communicateur aura un numéro, genre 1, 2, 3... A la limite on pourrait mettre des noms à la place des numéros ce serait plus facile. Ou les deux? à voir.

Le gobelin semblait tout autant penser à haute voix que parler vraiment pour le capitaine qui, impassible, observait le gobelin continuant sa diatribe en faisant les cent pas.

[Flitzikx]: Sinon, lorsque quelqu'un recevrait un message vocal, on pourrait faire en sorte que son communicateur vibre, ou alors dégage de la fumée, ou chauffe... Tout est possible...
[Hithrandil]: Pour ce qui est des messages vocaux privés, je ne sais pas si c'est forcément un bon investissement...

Intervint enfin le démoniste

[Flitzikx]: J'sais pas, c'est une idée...
[Hithrandil]: Une idée...
[Flitzikx]: Si par exemple on a quelque chose à dire à une seule personne... ça peut être pratique non?
[Hithrandil]: Pour les Officiers peut-être mais pas pour les Gardiens.
[Flitzikx]: Hm...
[Hithrandil]: je pense qu'une telle option devrait être implantée que sur les communicateurs destinés aux Officiers avec possibilité de joindre les Gardiens sans que ceux-ci puissent faire de même, ainsi cela évitera l'utilisation abusive de cette invention qui est destinée à la stratégie.
[Flitzikx]: Ouais, d'accord. Monsieur le Capitaine.

Acquiesça le gobelin tandis qu'Hithrandil reprenait :

[Hithrandil]: Les Gardiens auraient un communicateur leur permettant uniquement de répondre à un appel mais en aucun cas d'en passer un.
[Flitzikx]: Très bonne idée! Mais il y aurait toujours un canal commun à tous les membres en possédant un n'est s'pas ?
[Hithrandil]: Bien entendu, c’est le but principal de cette appareil…
[Flitzikx]: On pourrait aussi faire en sorte qu'un bouton puisse envoyer une décharge électrique à celui qui appuie dessus ? Si jamais le communicateur tombe entre de mauvaises mains
[Hithrandil]: Pour la décharge électrique cela consommerait pas mal d'énergie...
[Flitzikx]: Ca éviterait que quelqu'un l'utilise après...
[Hithrandil]: Pour ma part je pensais plutôt à un système d'auto destruction en cas de perte.
[Flitzikx]: Par décharge électrique?
[Hithrandil]: Oui.
[Flitzikx]: Ca revient au même l'auto destruction non ? On perd l'énergie, en plus de l'appareil ?
[Hithrandil]: Non. Une décharge électrique détruirait l'appareil ?
[Flitzikx]: Non, mais les personnes à proximité?
[Hithrandil]: Je doute qu'il soit possible de créer un tel appareil... Je vous rappelle qu'il doit être petit...
[Flitzikx]: Pas de problème.
[Hithrandil]: Donc pour qu'il puisse détruire les personnes non autorisées autour de lui il faudrait déjà qu'il soit suffisamment puissant et donc imposant, de plus cela poserait un autre problème. Cela pourrait blesser des innocents.
[Flitzikx]: Des innocents qui auraient pris possession de l'appareil sans y être invités?
[Hithrandil]: Effectivement mais... que faites vous du simple fait de le trouver par hasard ?
[Flitzikx]: Hum... Oh! J'oubliais!
[Hithrandil]: Oui ?
[Flitzikx]: On pourrait glisser dans l'appareil un mini euh

Là, Flitzikx chercha ses mots, comme chaque fois qu'il était sur le point de faire une découverte révolutionnaire

[Flitzikx]: Localisateur, pour retrouver l'appareil s'il est perdu? Ce serait peut être mieux qu'une décharge électrique ou qu'une autodestruction.
[Hithrandil]: Cela reviendrait à prendre un risque.
[Flitzikx]: Mais si un membre disparait... mystérieusement.
[Hithrandil]: Si l'un des appareils venait à tomber entre de mauvaises mains, il serait alors possible à un ennemi potentiel de nous localiser et de nous assassiner facilement en usant de l’effet de surprise.
[Flitzikx]: Tout le monde devrait avoir accès au localisateur alors... Pour trouver l'ennemi avant qu'il ne nous trouve?
[Hithrandil]: Mais cela pourrait aussi mener à une embuscade.
[Flitzikx]: M'ouais... Et puis, on pourrait mettre un code? Pour pouvoir utiliser l'appareil?
[Hithrandil]: C'est pour cela qu'on m'a envoyé à vous.
[Flitzikx]: Pour? que je ne fasse pas n'importe quoi?
[Hithrandil]: Il faut que ces appareils puissent à la fois nous être utiles sans pour autant nous mettre en danger.
[Flitzikx]: On pourrait faire en sorte que l'appareil s'active avec un détecteur de marque?
[Flitzikx]: en plus d'un code?
[Hithrandil]: Il serait là aussi facile d'utiliser la marque sur le cadavre d'un membre.
[Flitzikx]: Oui, mais encore faut-il avoir l'idée? Mais pas de GPS ?

Déçu que cette idée soit rejetée, l'ingénieur part sur une autre idée, espérant que le Capitaine reviendrait sur sa décision.

[Flitzikx]: Il faudrait créer un superordinateur dans le Sanctuaire? Je veux dire, un superordinateur qui pourrait localiser tous les communicateurs?
[Hithrandil]: Pourquoi pas. Ainsi si l'un de nous disparaît il suffit de jeter un œil sur le localisateur.
[Flitzikx]: Exact!
[Hithrandil]: Il y a beaucoup à prendre en compte.

Flitzikx posa son sac, en sortit un parchemin et une sorte de stylo et se mit à écrire.

[Flitzikx]: Hm?
[Hithrandil]: Commençons déjà par ce qui a été décidé.
[Flitzikx]: Qu'est ce qui a été décidé?
[Hithrandil]: Un système de communication commun pour tout le monde.
[Flitzikx]: Oui.
[Hithrandil]: C'est la base du communicateur (ironique).
[Flitzikx]: Oui. Un système d'appel utilisable uniquement par les Officiers?

Hithrandil fait un signe de tête affirmatif.

[Flitzikx]: Un système de réception d'appel pour tout le monde?

Hithrandil hoche de nouveau la tête pour approuver.

[Flitzikx]: Ainsi, les Officiers peuvent s'appeler et répondre entre eux, ils peuvent aussi appeler les Gardiens mais ces derniers ne peuvent que répondre.
[Hithrandil]: Tout a fait.
[Flitzikx]: Hm... On a déjà la partie la plus importante.
[Hithrandil]: Le système de communication est donc planifié.
[Flitzikx]: Ouais.
[Hithrandil]: Maintenant il faut voir pour le reste. Le localisateur par exemple.
[Flitzikx]: Ouais. Un détecteur? pour savoir ou se trouvent les communicateurs à chaque instant? Il faudrait créer le superordinateur.
[Hithrandil]: Le superordinateur ou plus simplement Localisateur, resterait au cœur du Sanctuaire sous bonne garde et permettrait de localiser chaque possesseur d'un de ces appareils. Il localiserait en permanence. Cela dit il faut pouvoir couper le système de localisation en cas de problème majeur. Si par exemple le Sanctuaire venait à être occupé par l'ennemi.
[Flitzikx]: Oui...
[Hithrandil]: Il ne serait pas très judicieux de lui laisser une jolie carte pour lui dire ou nous sommes.
[Flitzikx]: Une possibilité de couper la localisation? par le biais des appareils?
[Hithrandil]: Oui mais là encore limité à ceux des Officiers.
[Flitzikx]: Ou des codes d'accès? Ou alors la reconnaissance des Officiers? Pour utiliser le localisateur il faudrait par exemple une emprunte, une reconnaissance vocale…
[Hithrandil]: Pour couper ce système de localisation je pense qu'il faudrait qu'au moins trois Officiers lancent l'action via leur appareil.
[Flitzikx]: Ils couperaient donc la localisation pour tout le monde?
[Hithrandil]: Oui. Mais un seul Officier ne doit pas le pouvoir. Trois ou plus au minimum.
[Flitzikx]: Oui. Heum... Sinon...
[Hithrandil]: Oui ?
[Flitzikx]: Pas besoin d'autodestruction ni rien?

Flitzikx continue de noter tout, raturant plusieurs fois au passage.

[Hithrandil]: S’il n'y a pas de localisateur à même l'appareil cela devient inutile et peut même devenir un atout que de pouvoir localiser l'ennemi ci celui-ci en possède un.
[Flitzikx]: l'appareil? de tout le monde?
[Hithrandil]: Hum ?
[Flitzikx]: J'suis pas sur d'avoir compris.
[Hithrandil]: Bien je résume alors.
[Flitzikx]: Je note.
[Hithrandil]: Si il n'y a plus de localisateur sur les appareils, il n'est plus utile de les détruire même s’ils sont pris par l'ennemi. Et cela peut même devenir un atout pour pouvoir les localiser. Donc pas d'autodestruction.

Flitzikx regarde hithrandil en soupirant.

[Flitzikx]: Mais... D'accord.
[Hithrandil]: Ni sur ceux des Gardiens, ni sur ceux des Officiers qui si l'un de ces derniers est pris, il pourrait permettre d'établir une communication avec l'ennemi pour négocier en cas de capture de l'un des nôtres.
[Flitzikx]: Ouais, c'est vrai.
[Hithrandil]: Tout cela vous convient ou y a t'il encore des points que vous voulez éclaircir ?
[Flitzikx]: Heu... lorsqu'un Gardien ou un Officier recevrait un appel d'un Officier?
[Flitzikx]: L'appareil du récepteur vibrerait? ou dégagerait de la fumée? ou chaufferait? Ou une petite décharge électrique très faible?
[Hithrandil]: Le problème avec les décharges c'est qu'elles consomment... hors l'appareil se doit d'avoir une grand autonomie... Car si on part en mission on ne pourra pas forcément le recharger en énergie aussi souvent qu'il le faudrait. Donc il leur faut consommer le moins possible.
[Flitzikx]: Oui... Bah... on pourrait créer une toute petite mais énorme réserve? Un grand chargeur, mais qui prendrait peu d'espace?
[Hithrandil]: Cela reste assez compliqué et peu nécessiter des matériaux rares....
[Flitzikx]: M'ouais...
[Hithrandil]: Si notre Ordre s'agrandit trop vite, il ne serra peut-être pas possible de produire suffisamment d'appareils pour tous le monde si on commence à vouloir utiliser des matériaux rares.
[Flitzikx]: C'est vrai.

Finit par accepter le gobelin

[Hithrandil]: Le plus approprié serait de le faire vibrer, par souci de discrétion en cas d'espionnage par exemple.
[Flitzikx]: D'acc'.
[Flitzikx]: Sinon l'aspect visuel? Les lampes pour savoir s'il est allumé ou éteint? Faut qu'ca brille, que ca dégage quelque chose non?
[Hithrandil]: Dans le noir par souci de discrétion en cas d'espionnage encore une fois, ça pourrait jouer en notre défaveur.
[Flitzikx]: M'ouais... Un appareil tout moche donc. Sauf si on y met la marque quelque part? Au dos de l'appareil?
[Hithrandil]: Oui.
[Flitzikx]: Pour pas s'tromper?
[Hithrandil]: Se tromper ?
[Flitzikx]: Bah, il existe des tas d'autres communicateurs, il est possible que certains puissent ressembler à ceux qu'on va faire. La marque permettrait aux gens de savoir d'où vient le communicateur?
[Hithrandil]: Effectivement mais bon on n'est pas non plus sensé le mélanger dans un tas de communicateurs....
[Flitzikx]: C'est vrai, mais il faut envisager la possibilité que quelqu'un le perde.
[Hithrandil]: Mais il est souhaitable d'apposer la marque sur l'appareil pour effectivement savoir qui en sont les propriétaires.
[Flitzikx]: Et sinon, le répertoire des Officiers? Comme il doivent avoir accès à tous les communicateurs - les joindre - Il faudrait trouver un moyen pour différencier chaque appareil. Un nom? un numéro?
[Hithrandil]: Par prudence il faudrait mettre des nom de code qui figurerons également sur la fiche de chaque Gardien et Officier répertorié dans le Registre du Sanctuaire qui serra prochainement créé.

Le gobelin hoche la tête, voyant que presque tout est déjà pensé

[Flitzikx]: On pourrait, à chaque création, récupérer les communicateurs des Officiers pour les reprogrammer?
[Hithrandil]: Non.
[Flitzikx]: Ouais... ce serait vraiment trop embêtant mon idée,
[Hithrandil]: Il faut entrer les données directement dans le Localisateur, celui-ci se chargerait alors de transmettre les informations directement aux appareils des Officiers.
[Flitzikx]: Comment ça? Il ajouterait un nom, un numéro dans les répertoires des Officiers?
[Hithrandil]: Un nom de code.
[Flitzikx]: Comment ça?
[Hithrandil]: Comme je l'ai dit, il y aura un Registre, dedans il y aura la Fiche de chaque écorché officiellement admis, autrement dit : Marqué. Chaque écorché se verra attribuer un nom de code. Et c'est ce nom de code qu'on indiquera dans le répertoire.
[Flitzikx]: Mais s'il est possible de savoir qui est le membre... Pourquoi utiliser un nom de code?
[Hithrandil]: Je vous explique.
[Flitzikx]: J'aimerais bien...
[Hithrandil]: L'identité du membre ne pourra être trouvée que dans le Registre qui lui même sera sous bonne garde au Sanctuaire.
[Hithrandil]: Seul les Officiers pourront y accéder. Cela dit sur les appareils seul le nom de code apparaîtra.
[Flitzikx]: Ah ouais!
[Flitzikx]: Mais comment savoir qui est qui lorsqu'on n'a pas le Registre à proximité?
[Hithrandil]: C'est aux Officiers de mémoriser tout ça.
[Flitzikx]: Il faudrait retenir tout?
[Hithrandil]: oui.
[Flitzikx]: Boarf, ca va alors.
[Hithrandil]: C'est une mesure de sécurité.
[Hithrandil]: Il seront répartis entre les différents Officiers, chaque Officier n'aura qu'une partie précise de ces noms de code à retenir. De plus ce n'est qu'une question d'habitude, les nom de code ne changerons pas sauf cas exceptionnel. Donc à force de les utiliser il serra facile de les mémoriser avec un peu de temps.
[Flitzikx]: Mais si comme vous dites, l'ordre grandissait trop vite? Il pourrait très vite y avoir des tas et des tas de noms de code à retenir?
[Hithrandil]: Et bien cela prendrait juste plus de temps voila tout et en cas de problème il suffirait d'aller jeter un œil au Registre.
[Flitzikx]: Hm... Si on doit appeler quelqu'un alors qu'on est dans le besoin? Enfin je parle pour les Officiers, si un Officier qui est sensé retenir un morceau est capturé? J'veux dire : Vous avez dit que chaque Officier devra retenir une partie des noms de code...
[Hithrandil]: Oh... je vois.
[Flitzikx]: Mais si un de ces officiers disparait ou est capturé, impossible de contacter certains?
[Hithrandil]: Comme je l'ai dit il y a peu, en cas de problème on a toujours la possibilité d'aller consulter le Registre.
[Flitzikx]: Oui. Mais s'il y a beaucoup de membres.
[Hithrandil]: Alors il y aura un gros Registre voilà tout.
Hithrandil sourit amusé.
[Flitzikx]: Mais si un Off... M'ouais...
[Hithrandil]: Si un Off ? Continuez je vous prie.
[Flitzikx]: Je voulais dire que si un Officier avait un grand nombre de noms à retenir.
[Flitzikx]: Et que cet Officier disparaisse. Les autres auraient donc d'un coup, une 20 aine de noms à retenir? en plus des leurs?
[Hithrandil]: Oui, en attendant qu'un nouvel Officier apparaisse.
[Flitzikx]: Ca peut être difficile...
[Hithrandil]: Ce n'est jamais facile si on veut prendre le moins de risques possibles.
[Flitzikx]: Oui... Rien d'autre à ajouter?
[Hithrandil]: Rien d'autre à ajouter non, et vous, avez-vous d'autres idées ?
[Flitzikx]: Non.
[Hithrandil]: Bien.
[Flitzikx]: J'dois avouer que je suis à cours.
[Hithrandil]: Etonnant venant d'un Gobelin.
[Flitzikx]: Enfin, à cours de bonnes idées.
[Hithrandil]: Bien alors maintenant que tout cela a été décidé, il me faut vous informer d'une chose.
[Flitzikx]: J'vous écoute?

Prétextant la nécessité de tenir ce lieu absolument secret, le Sorcier activa un astucieux système de champ de force (La machine sous la terre dont nous parlions au début, vous vous souvenez ?) à la fois empêchant quiconque de sortir ou d’entrer dans la zone, hormis lui-même et rendant le laboratoire invisible aux yeux extérieurs. Ce champ avait en réalité pour but de mettre à l’épreuve l’ingéniosité de Flitzikx car celui-ci se trouvait désormais enfermé dans le champs de force ...


[Hithrandil]: Pour faire simple et court, vous allez rester coincé ici jusqu'à l'accomplissement de votre tâche. Vous aurez bien entendu tout ce dont vous aurez besoin.
[Flitzikx]: Hein?!

Hithrandil sourit sous son masque à la réaction du Gobelin.

[Hithrandil]: Disons que j'ai décidé de prendre quelques précautions.
[Flitzikx]: Mais... et mon Triklo?
[Hithrandil]: Il restera à Orgrimmar pour le moment vue que vous n'en aurez pas besoin. Il sera sous bonne garde ne vous en faites pas.
[Flitzikx]: Qu'est ce qui peut m'empêcher de partir?
[Hithrandil]: La hauteur peut-être ? Ou encore le champ de force ?
[Flitzikx]: Un champ de force? ou ca?
[Hithrandil]: Invisible devrais-je préciser ?

Flitzikx sourit jaune, croise les bras et se campe dansune posture de défi.

[Flitzikx]: Je refuse de travailler si je ne peux pas sortir ou je veux et quand je veux.
[Hithrandil]: Hum.. je vois... cela dit la création de ces appareils doit rester secrète comme vous devez vous en douter, et je pense que vous avez déjà eu l'occasion de travailler dans des complexes
plutôt secret et très limité niveau entrées et sorties, n'est-ce pas ?
[Flitzikx]: En général...Non. Allez, vous allez quand même pas me forcer à rester ici quand même...
[Hithrandil]: J'ai bien peur que si...
[Flitzikx]: Bah, je refuse de travailler dans ce cas. c'est pas compliqué.
[Hithrandil]: Je vois, dans ce cas je n'ai pas d'autre choix que de vous laissez mourir ici...
[Flitzikx]: Le guide et les autres s'en rendront compte. Ils sauront qu'il s’est passé quelque chose.
[Hithrandil]: Probablement oui, mais je pense qu'il comprendront. Contrairement a vous.
[Flitzikx]: J'crois pas non.
[Hithrandil]: Vous savez qu'il est difficile de garder ce genre de chose secrète si l'on se pavane à gauche à droite, non ?
[Flitzikx]: Donc vous m'faites pas confiance.
[Hithrandil]: Je préfère simplement être prudent. Il n'est pas impossible que l'un des plans vous soit subtilisé sans que vous ne vous en aperceviez ou même que vous l'égariez...
[Flitzikx]: Les plans resteraient ici.
[Hithrandil]: Sans jamais aucune exception ?
[Flitzikx]: Vous avez dit que je pourrais avoir tout ce que je veux. Je veux sortir
[Hithrandil]: Faux. J'ai dit que vous pourrez avoir tous ce dont vous aurez besoin. Vous n'avez pas répondu a ma question.
[Flitzikx]: Euh... Oui, les plans resteraient.
[Hithrandil]: Soit.

Et le gobelin gromela : " Sauf si l'envie me prenait des les montrer à tout le monde." Mais l’ouïe des elfes est réputée pour sa finesse et Hithrandil n'en manqua pas une miette.

[Hithrandil]: Dans ce cas je peux peut-être réfléchir à la question.
[Flitzikx]: C'est vrai?
[Hithrandil]: Non.
[Flitzikx]: Mais... mais...
[Hithrandil]: Je ne tiens pas à ce que la sécurité de la cour des écorché dépende de vos envies soudaines.
[Flitzikx]: Et puis j'y gagne quoi moi au final?
[Hithrandil]: La reconnaissance de chacun sans oublier que c'est une création qui va demander pas mal de génie, c'est un défit rêvé pour un ingénieur comme vous, je me trompe ?
[Flitzikx]: ... Non.
Hithrandil sourit sous son masque.
[Flitzikx]: D'accord. je restes ici.
[Flitzikx]: Mais attention à vos fesses!

Flitzikx pointa Hithrandil du doigt, d'un air menaçant

[Flitzikx]: Quand je sortirais, vous paierez.
[Hithrandil]: Soit, mais avant ça pensez à me faire un plan détaillé du Localisateur qui demeurera au Sanctuaire car je n'avais pas prévu cela, il me faudra vous rapporter le matériel pour sa conception.
[Flitzikx]: Ok... Mais... vous n'étiez pas sensé m'aider?
[Hithrandil]: Si, à déterminer la création que nous voulions exactement.
[Flitzikx]: ...
[Hithrandil]: Et à vous fournir le matériel dont vous aurez besoin.
[Flitzikx]: ...
[Hithrandil]: Et comme je vous coince ici, des moyens de subsistance aussi.
[Flitzikx]: Ok... Vous revenez quand? que je sache pour quand je dois faire une liste de ce que j'ai besoin?
[Hithrandil]: Je compte passer ici tous les jours afin de surveiller l'avancement du projet.
[Flitzikx]: Bon, on peut déjà commencer. Il me faut tous les outils possibles! Plus des chiffons, des tas de chiffons!
[Hithrandil]: Pour ce qui est des outils et des chiffons vous devriez trouvez votre bonheur dans les caisses, je pense que ce qui va vous manquer ce sont les composants du localisateur comme je l'ai dit plut tôt.
[Flitzikx]: Ah ouais... D'accord. Je vais commencer à faire une liste alors.
[Hithrandil]: Très bien.

Tournant le dos à Hithrandil, le gobelin se mit à sourire et chercha dans les caisse de quoi écrire. Puis, sous la surveillance de l'elfe, il se mit à griffonner ce dont il avait besoin, puis, s'arrêtant soudain, s'écria :

[Flitzikx]: J'veux qu'on m'apporte mon triklo. J'ai tout dedans. Enfin, j'ai des choses personnelles, et il me les faut. Mes "totems" sont dedans.
[Hithrandil]: Nous verrons cela.

Flitzikx reprit l'écriture de sa liste, il allait si vite à écrire que le crayon semblait voler sur le papier. Quand il tendit à Hithrandil une liste écrite de façon abominable et raturée de partout, il s'exclama

[Flitzikx]: Vous me trouvez tout ca. c'est une liste provisoire. J'pourrais faire plusieurs essais avec tout ca, au cas ou je me raterais.

Hithrandil baisse la tête, observe le Gobelin, prend le parchemin et y jettent un coup d’œil avant de le ranger.

[Hithrandil]: Très bien, une dernière chose avant que je ne vous laisse à vos travaux. Sachez que si on a fait appel à un Capitaine pour vous aider dans cette tâche c'est car elle est d'une grande importance pour l'avenir de la cour des écorchés.
[Flitzikx]: Et?
[Hithrandil]: Et c'est une tâche qui VOUS est confiée, donc soyez en fier.
[Flitzikx]: M'ouais...
[Hithrandil]: Bien que ce terme soit peut-être inconnue à ceux de votre race... Sur ce...
[Flitzikx]: Rapportez moi mes "totems"!

Hithrandil salua le Gobelin d'un léger signe de tête puis appella son Gardien ailé qui vint se poser devant lui avec grâce, il grimpa alors sur le dos de ce dernier qui déploya ses ailes majestueuses avant de s’envoler, laissant seul le pauvre ingénieur qui n'avait d'autre choix que s'exécuter.
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MessageSujet: Re: Grand livre de la Cour des Ecorchés   Grand livre de la Cour des Ecorchés Icon_minitimeMar 11 Juin - 12:00

Livre I Chapitre V - Cafouillages ...


La prêtresse rangeait sa crypte et n'arrivait pas à se défaire d'un mauvais pré-sentiment lorsqu'elle entendit ce hennissement si particulier des chevaux de mort. Elle sortit donc pour voir qui était son visiteur nocturne, pour découvrir une vision qui aurait glacé d'effroi n'importe quel vivant. Une elfe de sang ayant déjà dit adieu à la vie mettait pied à terre tout en réajustant rageusement sont armure.

"Bien le morne soir capitaine Morte-Rune" Lança la prêtresse ne s'attendant pas, toutefois à quelque réponse que ce soit de la part de sa visiteuse mal lunée. Pourtant, ce soir là, Kellisandre répondit : "Fis de vos salutations Sombre-Lueur, vous avez demandé à ce que nous venions vous rendre compte de ce que nous observions et bien me voici ! Sortez vos écritoires, je ne me répèterai pas !"

Interloquée, la prêtresse s'exécuta, elle savait qu'il ne fallait pas discuter avec ce chevalier d'ébène qui la dominait d'une bonne tête. Kellisandre partit donc dans un récit étonnant qu'elle ponctuait de coups de talon au sol ou de coup de poing sur les murs, incapable de contenir sa rage.

"Donc, nous avons reçu un courrier d'Hishkur nous convoquant à Lordaeron ... Me convoquer ! Moi ! On ne me convoque pas, on me convie ! Bref l'heure était donnée et j'étais là bien avant l'heure ... Mais de qui se moquent-on ? Quand le Guide donne une heure, ne serait-il pas normal que chacun soit là à l'heure dite ? Ne serait-ce que par respect pour leur maître sinon pour moi-même !"

Lucinigra se gardait bien de répondre à sa coléreuse interlocutrice et se contentait de noter ce qu'elle disait.

"Oh bien sûr, je n'incrimine pas le capitaine Ezekiel qui a eu des soucis techniques avec son engin bizarre, pour preuve, il s'est écrasé au sol en arrivant à Lordaeron, lui qui de coutume nous fait des entrées théâtrales, cette fois son orgueil en aura prit un coup ... J'ai toujours dit que le cul d'un elfe ne devrait jamais se poser sur un truc pondu par un nain vert, mais bon il fait ce qu'il veut de son séant ... Mais les autres ! Ceux qui promettent de venir et ne viennent pas ! On devrait les passer à la potence histoire de leur apprendre à tenir leur parole ou tenir leur langue !"

La scribe dissimule un sourire à l'idée de voir pendouiller un écorché au bout d'une corde mais s'abstient de tout commentaire, continuant studieusement sa retranscription des propos du capitaine enragé.

"Tout cela n'eut été que pipi de chat si, après l'arrivée ... triomphale ... du démoniste, tout s'était déroulé en bon ordre, mais non ! Je ne voudrais pas être à la place du Guide, il ne mène pas un ordre, c'est une meute de chiots mal élevés, pour ne pas dire un troupeau de moutons débiles ! Rendez vous compte que, nous dirigeant vers la salle du conseil, les sens aiguisés du Guide lui font sentir une présence hostile, il en avertit ses hommes, et quoi ? RIEN ! Pas un ne fait semblant de fourbir ses armes ! Pas un ! Sauf moi bien sûr ... Qui d'autre ?"

La prêtresse, pour la première fois pose sa plume et fronce les sourcils, tout en replaçant sa mâchoire en songeant "Voilà qui est inquiétant, la Reine se serait-elle trompée ? Impossible ! Elle a du voir plus loin, de façon plus globale, mais ..." Le chevalier d'ébène l'interrompt dans ses pensées :

"Finaud comme il l'est et remarquant que je couvre les arrières, Hishkur engage la troupe sur un mauvais chemin, je reste en retrait, tentant de détecter quelque poursuivant, mais rien, le Guide donc rebrousse chemin et nous allons jusqu'à la salle du conseil ... Il n'est pas encore habitué à son rang, il devrait assoir sa suprématie en se rendant immédiatement à sa place et en appelant ses capitaines à ses côtés, mais non, aucun protocole il reste là, à se baigner dans la plèbe ... Mais peu importe ... Nous étions là pour découvrir l'invention de Fliztique, Filtzik ... Rha ! Je n'arriverai jamais à prononcer ce nom ... L'invention du nain vert ! Je m'attendait à une démonstration magistrale, une explication efficace et non ! Brouillon comme à son habitude, il balbutie, il cafouille et pire ! Il n'a pas suivi les instructions du Capitaine Ezekiel ! On voyait pourtant bien que le nain vert n'était pas à son aise, nous aurions pu avoir un peu de compassion pour lui mais non, nous avons préféré le harceler de questions idiotes ... surtout le chevalier de sang ... et l'interrompre sans cesse de remontrances ... surtout le capitaine Ezekiel !"

La plume file sur le cuir aussi vite que les mots se déversent de la bouche du chevalier et la prêtresse commence à entrevoir la scène, elle en est atterrée mais n'en laisse rien voir et continue son travail impassiblement.

"Et là, le pire ! Hishkur sent à nouveau la présence hostile lorsqu'un orc stupide mais outrageusement chanceux sort de l'ombre, et où était-il caché ? Je vous le donne en mille ! A l'exact endroit où le Guide aurait du se tenir ! Ce n'est pas pour rien qu'il y a un protocole !"

Le chevalier d'ébène lance rageusement sa hache de guerre sur un rat passant par là, pulvérisant la pauvre créature et reprend son récit.

"le péon nous fait un simulacre de combat avec un comparse, nous dit qu'il va ameuter tout Orgrimar ... l'un des nôtres s'enfuit ! Si je le revois celui là, je le transforme en goule et fais mon esclave pour l'éternité !"

La prêtresse sursaute à ces mots, elle oublie souvent que les chevaliers d'ébène ont cette terrifiante capacité, elle déglutit, levant les yeux vers Kellisandre pour constater à son visage décidé que ce ne sont pas des menaces en l'air "Il faudra que j'en touche un mot à Hishkur, il ne manquerait plus que ce Capitaine s'amuse à ensorceler nos propres hommes ..." Songe-t-elle en silence.

"Et enfin clou du spectacle, le nain vert dépité (on le comprend) part bouder dans un coin, tandis que le Guide appose la marque au chevalier de sang ! Lui ! Incapable de respecter ses supérieurs, incapable de tenir sa langue, à se croire toujours mieux que tout le monde ... un chevalier de sang quoi ! Une engeance qui ne devrait jamais sortir de Lune d'Argent et ne jamais être présentée aux autres peuples ... Ils se croient le fer de lance de notre peuple mais en sont la honte !"

La prétresse ne fait aucun commentaire, même si elle est assez d'accord avec ces propos.

"Voilà scribe, tu voulais tout savoir, tu sais tout ! Et comme tu le dirais si bien : que cela soit écrit et retenu !"

"Il en sera ainsi Capitaine ..." Répond la prêtresse, voyant Kellisandre tourner les talons sans même prendre la peine de saluer, sauter sur le dos de sa monture infernale et partir au grand galop, laissant derrière elle un air glacé et mortel ...
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MessageSujet: Re: Grand livre de la Cour des Ecorchés   Grand livre de la Cour des Ecorchés Icon_minitimeMar 11 Juin - 12:05

Livre I Chapitre VI - Une diplomate disparue


(Première partie écrite par Hishkur le Guide de la guilde)
Je saute du zeppelin venant d'Orgrimmar, voilà Brill et les ruines de Lordaeron, quelque chose de pourri dans l'air. D'un battement d'ailes je plane jusqu'au tombeau de Lucinigra, dessinant de lentes et grandes spirales dans les airs au dessus de l'entrée des ruines.

Me cramponnant à sa pierre tombale pour me poser, j’émets un ultra son (toujours sous ma forme de chauve souris) qu'elle est capable d'entendre et dont je connais la capacité a faire trembler toute sa vieille carcasse, en espérant la voir jaillir de la terre en vociférant tout un tas d’insultes exotiques à mon encontre comme elle avait l'habitude de le faire.... Mais rien ne se passe.. La motte de terre au pied de la pierre tombale reste désespérément immobile encore une fois.

Un frisson, suivit de la chair de poule, parcours mon corps lorsque je lâche la sépulture de Lucinigra, Comme un mauvais pré-sentiment.

Comme tout les jours maintenant depuis plusieurs semaines je viens en quête de nouvelles de Lucinigra qui manque à l'appel. Cela fait effectivement plusieurs cycles que je n'avais pas eu de nouvelles de notre grande prêtresse, scribe et oratrice qualifiée.

Ce n'est pas dans ses habitudes, même lors de ses excursions avec ses semblables que je réprouve d'ailleurs, elle laisse toujours une note à notre salle du conseil ou nous fait part de ses intentions de visu.

Mes ailes chassent alors violemment l'air frais du matin jusqu'à la salle du conseil.

Je tourne frénétiquement les pages de notre grand livre et rien ... je cherche des notes annexes dans toute la pièce... toujours rien ... je sens la rage monter... ROARR ... je perds le contrôle un instant . L'ours en moi prend le dessus, je balaye tout ce qu'il se trouve sur l'autel d'un coup de patte. C'est la première fois que cela m'arrive, je n'ai jamais perdu le contrôle de mes différentes formes.

Je me ressaisi en repensant à l'enseignement de mes maîtres.

Me revoilà moi même, enfin... sous ma forme troll..

Je décide de convoquer l'ordre au complet. Nous devons retrouver Lucinigra. Je sens qu'il est arrivé quelque chose, elle ne nous aurait pas abandonnés comme ça. Elle a besoin de nous !
Je saisi un morceau d'os, le trempe dans l'encrier et commence à rédiger une convocation à tout les membres. Nous devons nous réunir et mettre un plan d'action au point pour la retrouver. Nous aurons besoin du plus grand nombre et j'espère que Flitzikx en a terminé avec nos communicateurs car ils auront une importance capitale dans l'organisation de nos recherches. Nous allons fouiller Kalimdor, les royaumes de l'est , le Norfrende et l'Outreterre s'il le faut !

(Seconde partie écrite par un de mes rerolls chez l'ennemi)
Quelques jours ont passé depuis l'envoi des courriers d'Hishkur, mais jusqu'à cette nuit, rien n'avait confirmé ni infirmé la disparition de la prêtresse. Jusqu'à cette nuit là ...

Léger flottement dans l'air, un nécrogarde redresse la tête mais rien ... Subtile craquement de l'herbe, le nécrogarde, maintenant parfaitement réveillé, est aux aguets ... Reniflement juste derrière le nécrogarde ... Trop tard, il a rejoint la vraie mort ... Un gigantesque worgen apparaît comme par enchantement à l'endroit exact où se trouvait le nécrogarde un instant plus tôt ... Son pelage blanc reflète la pâle lueur de la lune, il lève son oeil unique vers le ciel et pousse un hurlement de défi ... Il attend, dagues aux poings, mais rien ne se passe, pas une sentinelle, pas un garde ne vient à lui ... Il pense que Lordaeron est vraiment trop sûre d'elle-même pour ne pas mieux se protéger. Le géant de fourrure se courbe et disparait dans la nuit ... Pourtant il est toujours là, un ranger pourrait le voir aux brins d'herbe qui ploient sous ses pas, mais rien d'autre ne peut trahir sa présence. Le worgen est sur la piste de cet endroit depuis plusieurs nuits déjà, son supérieur lui a confié une mission et il n'a jamais failli à son devoir. Il plonge sa main griffue dans son gilet de fourrure et palpe un petit renflement ... Le "cadeau" est toujours là, dans sa poche secrète ... Il hume l'air, repère l'emplacement de la tombe de Lucinigra et sourit ... Si on pouvait le voir, on découvrirait une dentition plutôt effrayante, des crocs démesurés implantés de façon optimale dans une mâchoire faite pour tuer ... Le worgen s'approche de la tombe et s'arrête net ... Une autre odeur plus récente le trouble, il l'identifie et lève vivement la tête vers le ciel étoilé ... Rien, cette chauve-souris là a passé son chemin. Il ne sait que trop que seul un druide troll peut avoir laissé une telle odeur, le bandeau qui couvre son oeil arraché en témoigne ... Il rebrousse chemin et recommence à humer l'air ... Beaucoup de gens passent ici et il lui est difficile de repérer une piste aussi vieille et aussi troublée que celle qu'il cherche, mais le worgen est un maître pisteur et il finit par trouver le chemin qui le mène dans l'ancienne ville de Lordaeron. Quelques gardes Korkron passent à moins d'un mètre de lui sans le voir, même leurs loups de guerre ne détectent pas l'intrus qui se faufile rapidement entre les pierres qui jonchent le sol. Un bond gigantesque vers la gauche, un autre monumental vers la droite, tout en se déplaçant furtivement à vive allure, il note dans sa tête les emplacement des rares sentinelles à moitié endormies. Il sourit intérieurement, songeant qu'il pourrait toutes les massacrer sans un bruit mais il a une mission à remplir et il sait que le mage ne lui pardonnerait pas d'avoir pris des risques inutiles. Cette nuit là, les sentinelles ont échappé à un bien funeste destin, mais elles ne le sauront jamais. Le worgen découvre enfin l'endroit qu'il cherchait, une salle ronde avec un escalier circulaire qui l'enserre tel une paire de bras protecteurs. D'un bond, le worgen se retrouve en haut de l'escalier. De nouveau il s'arrête net devant la porte qui lui fait face. Il plisse le regard, grogne doucement ... la même odeur mélangée à celle d'un félin ... Il s'immobilise, tend l'oreille, rien ... Les occupants du lieu semblent ne pas être là ... C'est préférable ... La fouineuse leur a donné assez de fil à retordre, les choses se compliqueraient grandement si ses amis étaient trop nombreux et aussi teigneux qu'elle ... Maintenant persuadé que personne ne se trouve alentour, le worgen se redresse et dissipe l'ombre qui le cache. Un observateur pourrait voir avec stupeur que ce worgen là dépasse d'une bonne tête un tauren moyen, une vraie force de la nature ... Le worgen, d'un mouvement vif comme l'éclair griffe deux fois la porte des appartements d'Hishkur, en guise d'avertissement, laissant ainsi la marque de la sombre croisade. Il sort ensuite de son gilet un parchemin et une bague, puis il prend dans sa botte un couteau de lancer. le worgen fait demi tour et commence à descendre les marches, puis, en l'espace d'un clignement de paupières, il jette par dessus son épaule gauche le parchemin et la bague, bondit en pivotant sur sa droite, il lance son couteau qui file en ligne droite vers la porte, le couteau passe dans la bague sans l'abimer, et plante le parchemin avant de finir sa course à l'endroit exact où les deux griffures se croisent. Satisfait, le worgen pousse un dernier hurlement de défi avant de s'évanouir dans la nuit ...

Citation :
A ceux dont le tabard porte la marque de l'Ours,

Nous, sombres croisés, avons surpris l'une des vôtres, profanatrice du culte des ombres oubliées, qui tentait de dérober nos archives. La profanatrice est tombée sous notre juridiction ... Procès a été donné à huis clos, la profanatrice jugée coupable d'actes blasphématoires, d'actes d'espionnage, de tentative de meurtre, de tentative de vol et d'outrage à la Sombre Croisade. En conséquence, le verdict à été donné, nous la condamnons à la vraie mort par décapitation et incinération. Néanmoins, ne souhaitant pas engager de querelles avec un ordre que nous ne connaissons pas, nous invitons le-dit ordre à venir négocier une éventuelle grâce de la condamnée. Cette affaire ne regardant ni le Roi ni votre "Chef de Guerre", nous proclamons que les négociations, si négociations il y a se dérouleront en terrain neutre. Notre courtoisie voulant que vous n'ayez pas à traverser le monde, nous postons dès ce jour un négociateur au manoir des Ravenholdt qui nous sont redevables et paient leur dette en nous autorisant exceptionnellement à utiliser leur domaine. Notre négociateur attendra une semaine durant, à compter de ce jour. S'il nous revient sans nouvelles des vôtres, la sentence sera exécutée au coucher du soleil le septième jour.

Pour la Sombre Croisade, son Eminence Esaü Luisombre, Inquisiteur de l'Ordre Saint.

P.S. : Afin d'attester de la véracité de nos propos, vous trouverez ci-joint l'anneau sigillaire de votre réprouvée.

C'est l'exact texte écrit d'une main visiblement érudite que l'on peut lire sur le parchemin ...[/quote]




Dernière édition par Sharak le Mar 11 Juin - 12:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Grand livre de la Cour des Ecorchés   Grand livre de la Cour des Ecorchés Icon_minitimeMar 11 Juin - 12:15

Livre I Chapitre VI - Pourquoi tu dors dans cette boîte ? La fin d'une ère de silence


Le jour même de la visite du worgen, une escouade des Ecorchés se réunit à Lordaeron pour une toute autre raison. En effet, le maître ingénieur Flitzikx avait enfin fini de mettre au point les communicateurs. Le maître ingénieur donc, Lussendre, Lebybab, Faylìnn, Nikosias, Hithrandil et Hishkur se réunirent à la salle du conseil. Flitzikx présenta avec fierté sa toute dernière création, sous le regard approbateur d'Hithrandil qui, ne l'oublions pas, avait été désigné pour superviser ce projet. Tous les Ecorchés présents écoutèrent avec attention les explications de Flitzikx dont voici un résumé qui sera, je l'espère assez fidèle au mode d'emploi de notre ingénieur :

Flitzikx a écrit:
Mode d'Emploi du communicateur des Ecorchés :

1) Communicateurs :


a) Le communicateur simple :
Cet appareil permet aux Ecorchés qui en sont munis de communiquer entre eux sur un canal ouvert à tous les membres en possession du dit appareil. Les communicateurs ayant coûté des sommes astronomique, et étant donné que la vie de certains des nôtres a été mise en péril pour sa conception, seuls les membres ayant suivi l'initiation de la "Marque" en recevront un exemplaire.

b) Le communicateur officier :
Cet appareil, à l'instar du précédent permet une communication "ouverte" avec toute les membres ayant un communicateur. Toutefois, ce second modèle a été amélioré, afin que les officiers puissent ouvrir des canaux privés vers la personne de leur choix. Cette fonction est sécurisée par l'utilisation d'un nom de code correspondant à chaque destinataire. Il est donc à la charge de chaque officier d'apprendre par coeur la liste des codes.

2) Liste des codes :

La liste des codes est valablement inscrite dans un registre conservé au Sanctuaire, seuls les officier ont accès à ce registre. L'alliance de la technologie gobeline et de la magie démoniaque protège ce registre, quiconque tenterait de le consulté sans y être autorisé subirait immédiatement un châtiment que je n'ose ici vous décrire.

3) Localisateur :

Le localisateur est une machine pensante de ma conception, celle-ci a pour fonction de toujours savoir où se trouvent les communicateurs et donc par voie de conséquence les porteurs du communicateur. Il va de soi que par mesure de sécurité, seules les personnes autorisées auront accès à ce type d'informations. Le localisateur à une seconde fonction qui est celle de recharger les communicateurs en énergie. Le localisateur mettra à jour les données des nouveaux communicateurs mis en service, et ce, en temps réel ... Mettez un communicateur en route, le localisateur lui attribuera immédiatement un code et saura dans la seconde où se trouve le nouveau communicateur.

4) Arrêt d'urgence :

Dans le cas peu probable où le sanctuaire serait envahi, et encore moins probable où l'envahisseur se saisirait des différents codes d'accès, une procédure d'arrêt d'urgence du localisateur pourrait être effectuée. Il faudra au moins trois officiers différents pour pouvoir arrêter le localisateur, ceci afin d'éviter toute manipulation regrettable par ... "erreur". Cette dernière sécurité a été mise en place afin que d'éventuels ennemis ne puissent pas nous localiser et donc nous piéger trop facilement.

Après s'être assuré que chacun avait bien compris le fonctionnement du communicateur, Flitzikx en distribua quelques uns pour faire des tests qui s'avérèrent concluants, au grand soulagement de chacun. Mais lorsque Flitzikx voulut prendre le sien, Hishkur le lui pris des mains et le reposa dans sa caisse.

-"Non Flitzikx ! Cet appareil n'est pas pour toi !"

Flitzikx ne comprenait pas, il avait conçue cette merveille et ne pourrait pas en profiter ? Il allait récriminer lorsqu'il vit Hishkur se pencher vers la caisse des communicateurs réservés aux officiers, en prendre un et le lui tendre en disant :

-"Celui-ci t'appartient Flitzikx ! Pour service rendu à notre ordre, je déclare dès maintenant que tu es promu Lieutenant !"

Les félicitations étaient de mise mais personne n'eut vraiment le temps de congratuler le nouvel officier. En effet, Nikosias qui était placé au pied de l'escalier regardait la porte des appartements du guide d'un air intrigué. Hishkur, captant le regard de Nikosias, comprit que les griffures du worgen n'avaient pas échappé au regard du prêtre intrigué. C'est ainsi que le Guide décida d'enfin annoncer la sinistre nouvelle à ses hommes.

-"Ecorchés, la mise en place de notre système de communication n'aurait pas pu tomber un meilleur jour et l'utilité du localisateur n'aurait pas pu être mieux démontrée qu'aujourd'hui ..."

Chacun regardait en direction du sage druide, se demandant ce qu'il allait annoncer d'un air si grave

-"... Comme vous le savez, depuis quelques temps déjà, nous n'avons plus de nouvelles de notre scribe qui ne s'était jamais absentée aussi longtemps. J'ai eu, ce matin, confirmation que mes craintes étaient fondées ..."

Les auditeurs retenaient leur souffle ... Lucinigra, disparue ? Impossible ! Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Bon débarras ! ... Telles pouvaient être les pensées de chacun en cet intant, mais Hishkur continua

-"... En effet, en rentrant sur nos terres, j'ai trouvé un couteau planté à ma porte, maintenant une note et la bague de la prêtresse ..."

Joignant le geste à la parole, le druide montra à l'assemblée les objets qu'il décrivait. Lussendre s'approcha de la note pour la lire. Hithrandil se raidit imperceptiblement à la vue de la bague, ce qui n'échappa pas à Faylìnn dont les sens aiguisés permettant de détecter le moindre mouvement qui sortait de l'ordinaire. Lebybab était fascinée par la puissance qu'elle sentait émaner de la bague, à n'en pas douter, un puissant charme de lumière avait récemment été jeté sur l'objet, la prêtresse en avait la chair de poule. Flitzikx, toujours pas revenu du fait d'être devenu lieutenant, songeait déjà à la mise au point d'un localisateur qui n'aurait pas besoin de communicateurs pour savoir où se trouvent les écorchés. Nikosias, de son côté observait la scène d'un oeil critique, il avait bien senti aussi le charme jeté sur la bague mais se garda bien d'en faire la remarque. Hithrandil demanda à voir la bague, mais le son de sa voix intrigua plus encore Faylìnn qui, dès cet instant ne quitta plus le sorcier des yeux, cherchant à comprendre pourquoi ses sens étaient ainsi en alerte. Une courte discussion eut lieu et il fut rapidement décidé que notre petite escouade partirait sur le champs au manoir Ravenholdt où, semblait-il, les Ecorchés étaient attendus. Hithrandil fit mine de rendre la bague à Hishkur, mais le druide demanda au sorcier de se charger de la sauvegarde de l'artefact. La rôdeuse tenta bien de faire comprendre à tout le monde qu'elle eût préféré que ce soit le Guide qui en ait la garde, mais elle ne fut pas entendue. Tous donc partirent pour le manoir ...

Lorsque les Ecorchés arrivèrent en vue du manoir, le plus monumental worgen qu'il n'eurent jamais aperçu vint à leur rencontre d'un pas nonchalant. Très étrangement il s'adressa à eux en parlant un orc effroyable, à la limite du compréhensible. Le worgen expliqua qu'il demandait 10000 pièces d'or pour la libération de la prêtresse. Les écorchés auraient bien occis le worgen au regard rieur, mais hélas, ils ne le pouvaient pas ... En effet, s'ils l'avaient tué, ils auraient perdu toute piste menant au scribe ... Le worgen semblait bien le savoir, il ne se priva pas d'insulter le capitaine Sombre-Lueur et de l'accuser de toutes les vilénies perpétrées sur Azeroth, les Ecorchés restèrent courtois et polis, déjouant ainsi toute tentative de provocation du worgen. Ce petit manège dura un temps interminable, quand le worgen se lassa de la situation, comprenant certainement qu'il n'arriverait ni à soutirer de l'argent aux écorchés, ni à les forcer à faire preuve de déloyauté, il proposa autre chose. Il demanda aux écorchés de désigner l'un d'entre eux, prétextant qu'il ne donnerait d'informations qu'à la personne désignée. Hithrandil, dans un étonnant élan de sacrifice, se désigna lui-même. Le worgen se frotta les mains en souriant de toutes ses dents qu'il avait terrifiantes. Il défia donc Hithrandil en duel, en annonçant que s'il perdait il lui dirait où trouver des indices sur l'endroit où pouvait se trouver Lucinigra, s'il gagnait, il mangerait le coeur d'Hithrandil. Le capitaine Ezekiel avait-il l'intention de tenir parole en cas d'échec ? J'en doute, mais personne ne le saura jamais car il domina sans efforts le worgen pourtant colossal. Nous pourrons penser, après coup, que le worgen ne fit ce jour là que tester le courage et la loyauté des nôtres. Toujours est-il que lorsqu'il décida que le petit jeu avait assez duré, il mit genou à terre et déclara qu'Hithrandil avait gagné le droit de savoir. Les Ecorchés s'attendaient découvrir où était retenue leur soeur d'armes mais le worgen devait avoir du renard dans le sang ... Il indiqua donc aux Ecorchés, non pas où se trouvait Lucinigra, mais où se trouvait celui qui savait où elle était. Plutôt futé, il se couvraitn ainsi d'une possible attaque massive des Ecorchés. En effet, comment avoir confiance en la parole d'un worgen ? Soit il disait vrai et n'était plus utile, mais c'était impossible à savoir sans se rendre à l'endroit indiqué, soit il mentait et le temps que les écorchés aillent vérifier il aurait le temps de filer. Le worgen n'ayant pas demandé aux nombreux assassin qui rôdaient dans le coin de lui porter assistance, il fut donc accepté d'un accord tacite des Ecorchés qu'il pouvait être créature de confiance. Notre troupe s'en alla donc à Atreval où ils devaient trouver un prieur du nom d'Esaü Luisombre.

En débarquant à Atreval, une question se posait, comment localiser Esaü dans une cité aussi grande ? Flitzikx proposa tout simplement de demander au gardes de la ville. L'idée était bonne mais, comme le lui dit un garde d'un ton quelque peu moqueur, Atreval est une terre sanctifiée, il y a donc pléthore de prieurs qui y vivent ... En outre il ne connaissait pas d'Esaü, ce qui était loin d'être un indice vu qu'il ne connaissait pas tout le monde. Les écorchés décidèrent donc de se séparer pour chercher le prêtre en restant connectés entre eux par le biais du communicateur. C'est ainsi donc que pour la première fois dans son histoire, l'ordre des écorchés sortait du silence et pouvait enfin parler à longue distance.

Hithrandil, lui encore, débusqua le prieur en premier, il appela les autres écorchés, il faut dire qu'il ne chercha pas bien loin, il se dirigea directement vers le seul bâtiment doté d'un clocher. Tous les écorchés donc, comme un seul homme, firent route vers le bâtiment indiqué par le capitaine Ezekiel. En effet, le prieur Esaü s'y trouvait bien, un humain d'âge moyen, plongé dans une lecture pieuse qui les accueillit le plus aimablement du monde, s'exprimant dans un orc parfait, sans la moindre trace d'accent. Là encore, un portrait peu glorieux de Lucinigra fut dépeint, elle fut accusée de vol, de fanatisme, et même de cannibalisme !

(Hey ! C'est de ma faute à moi si je suis une réprouvée ? Oh pardon, je reprends)

Hishkur déploya toute la diplomatie dont il était capable pour apprendre du prieur ce qu'était devenue la prêtresse. Le prieur les rassura, il leur indiqua qu'il n'attendait de la part de Ecorchés que des excuses pour les "crimes" commis par le scribe puis il leur dit que la réprouvée se trouvait à deux endroits distincts. Son âme avait été séparée de son corps. Le corps se trouvait à sa place, c'est à dire dans un endroit sombre et humide, son âme se trouvait entre les mains des écorchés. C'est à ce moment là qu'Hithrandil prit pleinement conscience de la raison qui l'attirait vers vers l'anneau, une âme y était enfermée ... Le prieur enfin expliqua aux écorchés que pour retrouver Lucinigra, il leur faudrait faire une sorte de voyage initiatique au coeur d'eux-même. J'ignore quels furent ses mots exacts mais cela devait à peu près donner ceci :

Citation :
Celui dans les pas duquel vous marchez devras apprendre à regarder ce qu'il a sous les yeux avant de partir au loin trouver ce qu'il cherche.
Celle qui toujours est à l'affut devra apprendre la confiance en ceux dont elle se défie.
Celui qui joue avec les ombres devra apprendre l'esprit de sacrifice.
Celle qui est baignée de lumière devra se trahir elle-même
Quant au gobelin ... non rien ... Hahahaha !

Les Ecorchés tinrent conseil sur l'instant (HRP : on aurait cru une équipe de fort boyard qui cherchait à comprendre les indices du père Foura, y avait de quoi se bidonner). Lorsqu'il pensèrent avoir compris le sens des énigmes, il ne leur restait plus qu'à savoir où aller ... Hishkur était persuadé que la première partie de l'énigme concernait le lieu et que donc Lucinigra ne pouvait être que proche de Lordaeron mais où ? Lebybab se souvint alors qu'un soir, cherchant une auberge pour boire tranquillement un verre avec Lucinigra, elles étaient allé à Brill où l'auberge ne convenait pas à ses besoins, mais parfaitement à ceux d'une réprouvée. Ils partirent donc sur le champs à Brill, sauf Flitzikx qui, vexé de na pas avoir son rôle à jouer prétexta je ne sais quoi pour être dispensé de la fin du voyage et Lussendre qui, n'ayant visiblement plus non plus de rôle à jouer préféra rester à Atreval, tant pour profiter des installations militaires de la ville afin de parfaire son entrainement que pour pouvoir garder un oeil sur le prieur au cas où il prendrait à celui-ci l'envie de disparaître dès que les autres auraient tourné le dos.
Hishkur avait vu juste et Lebybab aussi, quand ils arrivèrent à l'auberge de Brill, il se dirigèrent vers le sous-sol et découvrirent la prêtresse allongée dans un cercueil. Pour autant qu'on put en juger sur une réprouvée, elle ne semblait pas souffrir de son état. Faylìnn n'eut aucune difficulté à comprendre que la seconde partie de l'énigme lui était destinée et se fit la promesse en elle même de se montrer moins méfiante avec le sorcier ... tant qu'il agirait de façon plus ou moins normale. Hithrandil dont la manipulation mentale et le fait de torturer les esprits est un passe-temps favori su immédiatement ce qu'il devait faire, ce ne fut pas sans un pincement au coeur qu'il se libéra de sa convoitise en posant l'anneau sur les corps de Lucinigra. Mais rien ne se passa ... Tous se tournèrent alors vers Lebybab, se rappelant qu'elle devait se trahir ... Chacun lui demanda d'un air accusateur ce qu'elle avait donc à cacher ... Lebybab sentait bien qu'elle était la dernière clé de cette histoire mais ne comprenait pas pourquoi ni comment, elle n'avait rien à cacher, elle n'était que pureté ... pureté ? Lumière ? Un idée germa en elle, ce n'est pas elle-même qu'elle devait trahir, mais sa propre vocation. Au prix d'un effort incommensurable, ele fouilla dans le passé de sa mémoire, cherchant ce qu'elle savait sur l'autre face des prêtres. Au grand étonnement de tous, l'ombre envahit la prêtresse, l'englobant totalement, et Lebybab jeta le premier maléfice qu'elle trouva sur l'anneau, en inversant ainsi la fonction du sortilège ce qui libéra Lucinigra. Chacun se jour là eut à sacrifier une partie de ses convictions, c'est probablement ce qu'avaient voulu les Sombres Croisés en entraînant les Ecorchés dans cette aventure. Mais, maintenant que leur scribe était sauvée, une nouvelle conviction était née dans le coeur des Ecorchés : Jamais plus ils ne perdraient une de leurs initiés et jamais plus ils ne seraient dans l'impossibilité de se joindre les uns les autres en cas de danger. La Cour des Ecorchés était enfin devenue une unité soudée et prête à faire front, chacun de ses membres étant désormais à l'écoute des autres.

Fin du premier Livre des Ecorchés

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MessageSujet: Re: Grand livre de la Cour des Ecorchés   Grand livre de la Cour des Ecorchés Icon_minitimeMar 11 Juin - 20:24

Epilogue hrp :

Si vous avez eu le courage de lire jusque là, félicitations ! Il reste certes de nombreuses fautes mais à la relecture c'est à mon sens très "digeste" ... Bref, J'ai voulu partager avec vous ce premier livre des écorchés qui retrace de loin en loin près de 6 mois de RP au sein de cette guilde, depuis sa naissance, jusqu'à la création RP du canal de guilde. Nombre des protagonistes étaient des joueurs plus ou moins expérimentés. Il faut savoir que chacune des scènes décrites ci-dessus a été jouée, exceptée la première ... Certaines scènes ont du être quelque peu pipées, en ce sens que j'ai du à de nombreuses reprises jouer plusieurs personnages en même temps, parfois même sans en avertir personne d'autre que le MG, ceci afin de conserver la spontanéité des joueurs, par exemple, dans la dernière partie, les écorchés ont rencontré de nombreux ennemis, j'ai joué tous les ennemis, mais comme je jouais aussi un des membres du groupe de recherche, ils ignoraient qui se cachait vraiment derrière qui ^^
Si j'ai voulu partager ces moments avec vous c'est pour vous montrer que non seulement le RP peut nous apprendre à nous connaître les uns les autres, nous souder, nous donner une histoire commune, mais aussi transformer un simple jeu de baston en une véritable saga épique !
A vous de voir comment vous pouvez organiser vos propres histoires en laissant à vos partenaires de jeu la possibilité d'inclure leurs propres sensibilités et leurs propres imprévus... C'est ça le RP, n'imposez pas une histoire du début à la fin, visez un but, et par le truchement de nombreuses actions, amenez vos partenaires à ce but final ...
Nous savons d'où nous venons, nous savons où nous voulons aller mais nous ignorons les chemins qu'il nous faudra emprunter pour aller d'un point à l'autre ... Là est la magie du RP à la condition que chacun oeuvre dans un sens commun et qu'aucun ne tombe dans le piège trop souvent rencontré de bloquer les situations, piétinant ainsi les espoirs des autres joueurs ... (J'espère qu'au moins Velren lira ces mots ou que ceux-ci lui seront rapportés) A vouloir tout régenter, on finit par tout perdre, à vouloir s'unir avec les autres on a tout à gagner ...
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